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Prévenus 05/09/2015

Salut tout le monde ! Je vais (enfin) faire une liste de prévenus... Donc, si vous voulez en faire partie, dites le moi ! Vous pouvez aussi me faire une demande spécifique, par exemple être prévenus seulement de mes one-shots, seulement de la sortie de nouvelles fictions, ou seulement d'une fiction en particulier. Enfin, bref, c'est une liste de prévenus quoi ! 
 
Les prévenus :
-ktn-love (pour tout les articles)
-xMyWorld (pour Envers et contre tous)
-Blog-fan-club (pour tout les articles)
-Annexmangas (pour tout les articles)
-Cameby (pour tout les articles)

Ah oui, une dernière chose, si vous voulez rester prévenus, il faut kiffer au moins cet article et tout les chapitres de la fic dont vous voulez être prévenus. Et si possible un commentaire, j'accepte même les critiques (parce que j'ai conscience que mes écrits ne sont pas parfaits et que je veux m'améliorer). Attention, j'ai bien dit les critiques, je veux pas d'insultes. Et ne me dites pas non plus "ouais mais tout le monde hait -tel personnage-, tu devrais l'enlever de ta fic..." ou quelque chose dans le genre, sachez que si je choisis d'intégrer certains personnages, ce n'est pas au hasard, j'ai toujours une (bonne ?) raison.

Tags : Liste de prévenus

One shot : La pire nuit de ma vie 23/07/2015

<<-Je dois prendre une douche.>> Depuis que je suis rentré chez moi, je n'ai que cette idée en tête. Je soupire de soulagement quand l'eau touche ma peau. Je suis trempé. Mon corps est couvert de mon sang, de mes larmes et de... Ça. Je me sens atrocement sale. Oh, bien sûr, je l'ai déjà fait, et plutôt deux fois qu'une. Mais jamais comme ça. Après m'être lavé, séché et rhabillé, j'essaie de mettre un peu d'ordre dans mes idées. Comment est ce que ça a pu m'arriver à moi ? Je n'arrive pas à me rendre compte de ce qui s'est passé. J'ai l'impression d'avoir rêvé. Et pourtant, c'était bien trop précis pour être un rêve... Je me souviens d'absolument chaque petit détail, même si je n'était pas en pleine possession de mes moyens. J'étais allé à une fête, ou plutôt j'y avais été trainé par Gingka, mon seul ami... Comme je n'avais rien d'autre à faire, j'ai pas mal bu, et je me suis retrouvé complètement saoul... J'ai fini par essayer de rentrer chez moi, mais je me suis perdu, et je me suis retrouvé dans une ruelle sombre, sans aucune idée de l'endroit où j'étais. J'ai entendu un bruit de pas derrière moi, mais je n'y ait pas prêté attention. J'aurais dû... Les pas se sont fait plus rapides, et une main s'est plaquée sur ma bouche. Sans me laisser le temps de comprendre ce qui m'arrivait, il a baissé mon pantalon et mon caleçon, et les siens. Je me suis débattu de toutes mes forces, mais il était incroyablement puissant et je n'ai même pas réussi à le faire reculer d'un pas. J'ai senti son membre en érection entrer dans ma bouche, et j'ai eu envie à la fois de pleurer, de vomir et de hurler. Mais je n'ai fait aucun des trois. J'étais paralysé par la peur, ou par le choc, je ne sais pas. J'ai supplié intérieurement que ça se finisse, mais, après avoir déversé sa semence et m'avoir obligé à avaler, il m'a retourné. Et il m'a au passage donné un coup violent dans le ventre, ce qui m'a fait cracher du sang. J'ai frémi quand son membre m'a pénétré, et je me suis même mis à prier pour qu'il s'arrête. La douleur était insupportable. Et après avoir à nouveau joui, il s'est retiré de moi et s'est tranquillement rhabillé. Je ne tenais même plus debout, et je suis tombé à la seconde où il m'a lâché. Il m'a regardé avec un air qui disait "Tu es pathétique.", mais il m'a fait un compliment. Si on peut appeler ça comme ça.
<<-Tu devrais être fier. Je ne me fais que ceux que je trouve vraiment sexys. Et je suis très difficile.>>
Si j'avais été dans mon état normal, je lui aurait ri au nez. Mais je n'y étais pas. Et je l'ai regardé sans vraiment le voir, repartir comme si de rien n'était. Jusqu'à que je ne distingue même plus ses cheveux blancs et rouges, je n'ai rien fait, j'ai continué à le fixer, avec un regard vide. Et puis je me suis levé machinalement, j'ai remis mes vêtements, et je suis rentré chez moi. Je n'ai réussi à reprendre mes esprits que quand je me suis retrouvé devant la porte. J'ai peur. Pour la première fois de ma vie, j'ai peur. Je me regarde dans le miroir. Est ce que je suis bien Kyoya Tategami ? Je ne suis plus sûr de rien, sauf d'une chose. C'était la pire nuit de ma vie.

Tags : One-shot - La pire nuit de ma vie

L'entremetteur 13/08/2015

<<-Bon, ça suffit Kyoya. Il faut que tu trouve une relation stable.>>
Ces mots étaient terribles. Je fixais Nile droit dans les yeux. Il n'avait pas l'air de plaisanter.
<<-J'ai épuisé toute ma liste de connaissances. Je n'ai plus qu'une personne à te présenter. Après ce sera fini.>>
Je le regardait, implorant.
<<-S'il te plaît... Fait un effort... Tu sais bien que je dois trouver quelqu'un. Je dois remplacer...
-Oui, je sais. Tu connais un mec parfait, mais comme tu sais que tu ne pourra jamais l'avoir, tu déprime et tu cherche quelqu'un d'encore mieux. Je connais la rengaine.>>
Il semblait excédé, voire un peu en colère.
<<-Le rendez-vous est à dix-neuf heures, chez Gustancci.
-Mais c'est un restaurant quatre étoiles ! Je peux pas payer ça !
-C'est lui qui payera. Et comme je te l'ai dit, c'est ta dernière chance. Donc vous n'allez pas vous rencontrer dans un MacDo.>>
Après avoir dit ça, il prit son sac et ouvrit la porte d'entrée.
<<-Eh, attend ! Et les informations ? Je ne sais pas qui c'est !
-Je te les donnerais plus tard par mail.
-Tu es le pire entremetteur du monde !>>
Puis, il sortit en claquant la porte, me laissant seul dans mon petit appartement. Si il savait que c'était lui que je cherche à remplacer... Elle a intérêt à être bien, sa "dernière chance". Je ne peux pas m'empêcher de soupirer. Il faudrait vraiment un miracle pour que je trouve quelqu'un de mieux que lui... Je me traîne jusqu'à ma garde robe. Il a dit que c'était à dix neuf heures ? J'ai une heure devant moi pour me préparer... Si il paye un restaurant quatre étoiles, il doit être riche, donc j'ai intérêt à être bien habillé. Mais il est hors de question que je porte un smoking. Je finit après quelques hésitations par me résoudre à mettre une chemise. Au passage, il faut que je prenne une douche... Je me déshabille, file à la salle de bain et appuie sur le bouton d'eau chaude. Je ne supporte toujours pas la sensation du liquide qui coule sur ma peau... Enfin, il faut souffrir pour être beau. Le problème, c'est que je n'ai pas envie de l'être pour n'importe qui. Je mets un peu de shampoing, rince puis coupe l'eau et attrape une serviette. En retournant dans ma chambre, je m'aperçois que j'ai un message de Nile. Sûrement les infos sur le type que je dois rencontrer... Je jette un coup d'½il, et là je dois me retenir de hurler. Je n'en crois pas mes yeux. J'espère de tout c½ur que ce n'est pas une blague. Ces quelques mots me donnent envie de sauter de joie. Il s'appelle Nile Pyre, il a 17 ans, et il t'aime depuis qu'il t'a rencontré. Je me pince plusieurs fois pour vérifier que ce n'est pas un rêve. Mais c'est bel et bien la réalité ! Sauf que... Je suis pris d'un affreux doute. Qu'est ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Qu'est ce que je vais faire ? Machinalement, je m'habille, sort et marche en direction du restaurant. Perdu dans mes pensées, je me rends à peine compte que la petite rue dans laquelle je suis est sombre, trop sombre... J'entend un bruit de pas, et puis, c'est le noir complet.
 
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J'ouvre les yeux. J'ai mal à la tête... Je suis allongé dans une ruelle sombre, le visage contre le sol. Je vois mon porte-monnaie, vide, ouvert à côté de moi. J'ai sûrement dû me faire tabasser par quelqu'un qui avait besoin d'argent. Les drogués frappent fort... Soudain, je me souviens de tout. Oh non, Nile ! Le soleil commence déjà à se lever. Je cours vers chez lui, espérant de tout c½ur qu'il ne m'en veux pas trop. J'ai un très mauvais pressentiment. J'arrive chez lui, en sueur et haletant. Je frappe une fois, mais comme on ne me répond pas, je tourne la poignée. Comme je m'y attendais, la porte est ouverte. J'entre, et aperçoit sa mère, tremblante, son portable à la main. Elle ne semble pas me voir. Elle attend quelques secondes que l'autre décroche, et se met à parler.
<<-A-allô... Police... Mon-mon fils... S'est enfermé dans sa chambre, et refuse d'en sortir... Je ne l'ai jamais vu comme ça, j'ai peur qu'il fasse quelque chose de grave... Bredouille-t-elle.>>
Je pâlit. Je me dirige à toute vitesse vers la chambre de Nile, et donne de grands coups dans sa porte.
<<-Nile ! NIIILE !!! Ouvre, je t'en supplie !!! Je hurle.
-Ky... Commence-t-il.>>
Puis, j'entend un grand fracas. Je ne tient même plus, et je défonce carrément la porte d'un coup de pied. Pour voir un affreux spectacle. Nile, mon Nile, attaché au plafond par le cou, une chaise renversée à ses pieds, en train d'étouffer. Ni une, ni deux, je remets la chaise en place, monte dessus et le soulève, lui permettant de retrouver un peu de souffle. Mais pas assez. J'essaie désespérément de couper la corde. J'ai énormément de mal à y arriver, en équilibre, avec une seule main de libre et serrant Nile de l'autre. Finalement, après plusieurs tentatives, elle se rompt et nous tombons tout les deux par terre. Je secoue Nile. J'ai atrocement peur.
<<-Nile ! Réveille toi ! S'il te plaît...>>
Je me retiens de pleurer. Heureusement, il ouvre les yeux. Mais c'est pour qu'ils se remplissent de larmes dès qu'il me voit.
<<-Dégage... Fait il.
-Quoi ? Mais...
-Dégage ! Lâche moi immédiatement et dégage !>>
Je ne pensait pas que quelqu'un qui venait de frôler la mort pouvait avoir autant de force pour crier. Je ne comprends pas pourquoi il est à ce point en colère contre moi.
<<-Nile, je suis désolé si je ne suis pas venu hier, mais je peux t'expliquer...
-Je m'en fous de tes explications ! Va rejoindre ton mec parfait là, et ne reviens plus jamais ! Je ne veux plus jamais te voir !
-Je l'ai déjà rejoint. Il est juste en face de moi.
-?
-C'est toi, espèce d'idiot, que j'aime depuis toujours.>>
Il reste là, à me fixer comme si il avait vu un alien.
<<-Mais alors pourquoi tu n'es pas venu au rendez-vous ?
-On m'a tabassé... Mais c'est rien...>>
Toute sa rage semble s'être évaporée. Mais j'arrive à lire encore une minuscule pointe de doute dans ses yeux. Alors, je l'embrasse. Il pleure encore plus, et moi aussi. Mais cette fois, ce sont des larmes de joie.

Tags : One-shot - L'entremetteur

Le jeu de l'Enfer : chapitre 1 20/08/2015

PDV Kyoya Tategami :
Je suis dans une pièce sombre avec cinq autres garçons. Aucun de nous ne semble savoir ce qui se passe. Tous ont, comme moi, un papier à la main. Notre invitation.
[flash-back]
Je sort de mon appartement et descend les escaliers pour aller travailler, comme d'habitude. Mais dans l'entrée, je vois une petite fille d'environ dix ans, brune aux yeux bleus déguisée en Petit Chaperon Rouge. Étrange... Je me dis qu'elle doit aller à une fête costumée. Soudain, je remarque qu'elle tient une lettre à la main. Elle hésite un peu, puis la glisse dans ma boîte au lettres.
<<-Tu t'es trompée, petite. Dis-je.
-Vous êtes bien Kyoya Tategami ? Me demande elle en souriant.
-Euh, oui, mais...
-Alors je n'ai pas commis d'erreur.>>
Et elle repart tranquillement. Intrigué, je sort la lettre et la lit.
"Très cher inconnu, vous êtes invité 30 rue du Châtelet, demain, le 12 août à 4 heures de l'après-midi. Si vous venez, nous vous donnerons 10 000 dollars. Mais vous ne pourrez plus reculer. Alors, oserez vous venir ?
Signé : Le Petit Chaperon Rouge, Alice et Boucles d'Or."
[fin du flash-back]
Étant quasiment sûr que c'était une blague, j'y suis néanmoins allé, voulant percer ce mystère. Et apparemment, je ne suis pas le seul.
<<-Salut ! Je m'appelle Gingka Hagane. Et vous ? Fait l'un des garçons, sûrement plus pour briser le silence que par intérêt pour nos noms.
-Moi c'est Yu Tendo ! Fait le plus jeune, ayant probablement le même âge que celle qui m'a invité.
-Ryuga. Mais je vois pas ce que ça peut te foutre. Lâche un type à l'air pas très commode.
-Mon nom est Tsubasa Otori.
-Kyoya Tategami. Je dis, bien que je me fiche éperdument de la conversation.
-Nile. Répond simplement le dernier d'entre nous, mi-brun mi-rouquin, installé dans le fond de la pièce.
-Vous avez tous trouvé une lettre ou il y a marqué qu'on nous donnera dix mille dollars ou je suis le seul ? Continue Gingka.>>
Tout le monde acquiesce. Apparemment, aucun d'entre eux n'a vu la fille déguisée... Au bout d'un certain temps, une porte s'éclaire et s'ouvre toute seule, comme pour nous dire de passer par là. Petit à petit, nous entrons tous dans la pièce d'à côté, bien plus lumineuse que la première et dotée de trois écrans, un géant au milieu et deux moyens. En dessous de chacun, il y a une porte. Dès que nous sommes tous réunis, l'écran principal s'allume, et la petite fille au Chaperon Rouge apparaît.
<<-Où sommes nous ?!! Et où est l'argent ?!! Hurla Ryuga.
-Ne soyez pas impoli, s'il vous plait. Je vais tout vous expliquer. Tout d'abord, je m'appelle Ariane. Et ici... C'est le jeu de l'Enfer ! Il y a six participants, qui vont être répartis en trois équipes. Chacune des équipes va aller dans une des zones. La première est la mienne, la zone du Petit Chaperon Rouge. La seconde celle de ma s½ur Léa, celle d'Alice au Pays des Merveilles. Quand à la troisième, c'est la zone de Boucles d'Or autrement dit celle de Rachel. Le but de chaque équipe est d'arriver le premier à la maîtresse de la zone où ils se trouvent. Moi ou une de mes s½urs, en d'autres termes. Les deux qui gagneront repartiront chacun avec dix mille dollars ! Mais faites très attention, les zones sont truffées de pièges, et il faut que les deux personnes d'une même équipe nous atteignent pour gagner, donc pas question de laisser votre équipier en plan si il court moins vite que vous ! Expliqua Ariane.>>
Elle fit un grand sourire, et attrapa un bocal où il y avait six perles de couleur différentes et trois assiettes. Elle ferma les yeux, en piocha deux et les installa dans l'assiette rouge, en pris deux autres et les mit dans la bleue, et enfin posa les deux dernières dans la dorée.
<<-Parfait. Kyoya et Nile iront dans la zone du Petit Chaperon Rouge, Ryuga et Gingka dans celle d'Alice et Tsubasa et Yu dans la zone de Boucles d'Or. Amusez vous bien ! Fit Ariane.>>
Ryuga et Tsubasa protestèrent. Quand à moi, je me dis que ça aurait pu être pire. Nile n'avait pas l'air très fort, mais au moins, d'après ce que j'en avais vu, il savait se taire, ou tout au moins il ne m'ennuierait pas trop. Ariane claqua des doigts, et les trois portes s'éclairèrent. Les deux autres écrans s'allumèrent, laissant apparaître chacun une petite fille du même âge qu'Ariane, mais blondes, l'une aux yeux bleus habillée en Alice, et l'autre aux yeux verts qui portait un costume doré et qui avait des cheveux bouclés.
<<-Très bien, nous allons pouvoir commencer. Fit Ariane.
-Et si votre jeu ne nous intéresse pas ? Demanda Nile en faisant mine de partir.
-Premièrement, vous avez tout les six besoins de l'argent que je vous ai promis. Et deuxièmement, vous êtes venus. Or, votre invitation disait clairement que vous ne pourriez pas reculer. Répondit la petite fille. Bon, maintenant, chaque équipe se place devant sa zone respective. J'imagine que vous n'avez pas besoin de moi pour deviner ou vous devez aller.>>
Nous obéissons, ayant tous envie de retourner chez nous avec les dix milles dollars. Ariane balance la tête d'un côté et de l'autre, semblant réciter intérieurement un compte à rebours. Soudain, elle hurle "Start !" et les portes s'ouvrent aussitôt. Immédiatement, j'entre dans la zone "du Petit Chaperon Rouge", comme elles disent. Nile semble hésiter une seconde ou deux puis me suit. Dès qu'il est entré, la porte se referme. Il vérifie qu'il peut encore l'ouvrir, mais il fait une drôle de tête.
<<-Nous sommes enfermés. Dit il avec une voix qui trahit un léger stress.>>
Je choisit de ne pas y prêter attention, et continue à marcher.
<<-Je peux savoir où tu vas ? Demande Nile.
-Chercher mes dix milles dollars. Je répond, un peu étonné qu'il ne le comprenne pas.
-Et tu sais où on doit aller ?>>
Aïe. Je n'y avais pas pensé. Je n'ai aucune idée d'où trouver Ariane. Je regarde tout autour de moi, cherchant une indication. Mais il n'y en a aucune. Juste la forêt qui s'étend à perte de vue. Ce qui est un peu étonnant, d'ailleurs, étant donné que nous nous trouvons encore dans le bâtiment. Il faut vraiment avoir de l'argent à dépenser pour faire pousser une forêt en intérieur. En cherchant bien, je finis par trouver un chemin. Je choisis de passer par là et commence à le suivre, en faisant signe à Nile de m'imiter.
 
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Ça fait deux heures que nous marchons. Soit cette forêt est gigantesque, soit nous tournons en rond. Mais comme je n'ai vu aucun croisement, ça m'étonnerait. Soudain, Nile s'arrête. Je regarde ce qui se passe. Il y a deux chemins.
<<-On prend lequel ? Je demande.
-Aucune idée... Répond il.>>
Pas plus avancé, j'hésite, puis prend à gauche.
<<-Qui te dit que c'est le bon chemin ? Fait mon coéquipier.
-Personne, mais c'est mieux que de rester planté là sans rien faire.>>
En soupirant et grommelant que si ce n'était pas le bon chemin et que si on perdait à cause de ça, je lui devrais dix mille dollars, il me suit. Nous marchons comme ça encore un quatre d'heure ou vingt minutes, puis je vois quelque chose bouger dans un buisson. Intrigué, je m'approche un peu et tombe nez à nez... Avec une meute de loups !

PDV Damian Hart :
Je prend des photos de scènes de leur "Jeu de l'Enfer". Je me félicite intérieurement d'avoir réussi à pénétrer dans leur salle... Hum... De contrôle, je suppose... En tout cas, dans la salle où elles se trouvent. Je suis un peu en colère contre moi-même de ne pas avoir été assez rapide pour empêcher leurs six victimes de ne pas entrer chez elles, mais je les ferais sauver dès que je serais sorti d'ici avec toutes mes preuves. Mais une chose est sûre. Je n'en crois pas mes yeux. On m'avait dit que ces triplées étaient folles à lier, mais je suis quand même effrayé. Ce qu'elles font est juste inhumain. Et le pire, c'est de savoir que ce n'est pas la première fois. Elles ont recommencé... L'autre fois, aucun des six participants n'avaient survécu, et ainsi il n'y avait pas eu de témoins et même si il y a eu une procès, elles s'en sont tiré avec un non lieu faute de preuves, bien que l'on connaisse leurs crimes. J'ai beau faire partie de la police depuis cinq ans, je n'ai jamais vu ça. Que ce soit le fait qu'elles soient si jeunes ou leur manière de tuer. Un jeu, comme elles l'appellent. C'est vrai que si ça n'était pas mortel, ça ferait un bon jeu, comme Fort Boyard ou Koh-Lanta, mais là... C'est abject ! Elles vont aller droit en prison quand je sortirais d'ici avec toutes mes preuves. Au revoir, Ariane, Rachel et Léa Rosso... Je me retourne et m'apprête à partir sans me faire remarquer, mais j'entends un rire cristallin dans mon dos. Je fait une nouvelle rotation et voit Ariane qui s'est tournée vers moi, et qui rigole. Léa me fixe aussi. Son regard est vide et me glace le sang. Pour finir, Rachel regarde, et se met à pleurer.
<<-Ariane... C-c-c'est un policier ! Ils sont méchants... Ils me font peur... Ils ont été horribles avec nous la dernière fois. Dit elle, en larmes.
-Ne t'inquiète pas, je vais le faire disparaître. La rassure sa s½ur en s'arrêtant de rire. Comment vous appelez vous, Monsieur ?
-Damian Hart... Je répond machinalement.>>
Elle appuie sur un gros bouton violet et... Je tombe. Je n'avais pas vu que je me trouvais sur une trappe. Après une chute de deux ou trois mètres, je me relève péniblement. J'ai mal partout. Soudain, je sens une odeur étrange. Je ne tarde pas à la reconnaître. Du pétrole. Je suis tombé dans du pétrole, et maintenant j'en suis couvert. J'ai atrocement peur. Ariane se penche sur le trou, et craque une allumette. Avant même que j'ai pu réagir, elle l'a jetée, a refermé la trappe... Et je suis un feu. Je hurle. La douleur est insupportable. Je pousse un dernier cri d'agonie, et plus rien.
 
Aurélie : Un chapitre et déjà un mort... T'es vraiment une psychopathe !
En même temps, un truc qui s'appelle "le jeu de l'Enfer", tu t'attendais à quoi ? Et puis, ceux qui me connaissent le savent, je hais Damian !!!!! Donc quitte à faire une fiction ou tout le monde (ou presque ?) meurt, autant en profiter pour le faire mourir d'une mort violente, douloureuse, et ridicule. *sourire angélique*

Tags : Fiction - Le jeu de l'Enfer - Chapitre 1

Le jeu de l'Enfer : chapitre 2 27/08/2015


PDV Yu Tendo :
<<-Start ! Hurle Ariane.>>
Les portes s'ouvrent, et j'entre. C'est génial !!! Il y a une forêt, et la pièce est éclairée exactement comme si on était dehors ! J'espère qu'on va s'amuser ! J'ai pas compris toutes les règles du jeu, mais il a l'air trop bien ! Je cours dans tout les sens, je veux tout voir !!!
<<-Je te rappelle que nous n'avons pas de temps à perdre. Dit Tsubasa, visiblement beaucoup moins enthousiaste que moi.>>
Il s'engouffre dans la forêt. Il est vraiment rabat-joie... Pourquoi on ne pourrait pas s'amuser ? C'est un jeu après tout... Je le suit à contrec½ur. J'ai un peu peur de me perdre, tout se ressemble ici...
<<-T'es pas marrant. Il faut profiter de la vie ! Je lui fait remarquer.
-Oui, et c'est pour ça que j'ai besoin des dix milles dollars.
-Et cupide, avec ça...
-J'ai besoin d'argent, d'accord ?! Et puis si ce n'est pas pour ça, tu es venu pour quoi ?
-Parce que je m'ennuyais ! Je répond en faisant une petite grimace.>>
Il soupire. Vraiment, je n'aime pas ce type.

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Soudain, nous trouvons une clairière. Enfin quelque chose d'intéressant ! Ça doit faire une heure que nous marchons... Et au fond, une petite maison, qui a l'air tout droit sortie d'un livre d'image. C'est la fin du jeu ? J'espère que non... Je veux m'amuser plus. Je me précipite vers la maisonnette et ouvre la porte. Et là, je tombe sur la dernière chose que j'aurais imaginé voir derrière. Trois ours. Je sens mes yeux s'écarquiller. Je dois courir, mais mes jambes sont paralysées. Le plus gros s'approche et me donne de puissants coup de griffes. J'ai atrocement mal, des larmes coulent sur mes joues. Je perd mon sang à une vitesse inimaginable. Il a touché mon ventre, et mes organes se déversent sur le sol. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je suis mort. Non, c'est pas possible... Ce n'est pas juste... Je suis trop jeune... J'aurais aimé... J'aurais tellement aimé vivre plus longtemps... Je verse une dernière larme, et abandonne pour toujours la vie.
 
PDV Gingka Hagane :
Ryuga entre sans dire un mot. Décidément, il n'a pas l'air commode... Il me fait même un peu peur. Pourtant, cet endroit est extraordinaire ! À droite, il y a une gigantesque mare, devant nous se trouve une forêt, et tout au fond, on distingue un château... C'est peut être là qu'on doit aller ? J'ai un certain doute, là dessus... Enfin, en tout cas, on ne voit pas ça tout les jours ! Je comprends mieux que ces trois filles soient prêtes à distribuer leur argent comme ça, sans aucune contrepartie. Elles doivent être richissimes ! Contrairement à moi... Je soupire. Ma vie est vraiment... Invivable depuis que mes parents sont morts en me laissant un si maigre héritage. Soudain, je manque de tomber à la renverse. Un lapin est passé à toute vitesse juste entre mes deux jambes. J'ai bien failli lui tomber dessus... Mais... Il porte une veste ? Elles ont dit que c'était la zone "d'Alice au Pays des Merveilles", mais quand même... 
Soudain, je relève les yeux et voit que Ryuga s'est arrêté.
<<-Bon, tu viens ou tu attends de crever ?!!! Dit il, visiblement en colère.>>
 
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Au bout d'une demi-heure de marche, toujours rien. J'ai essayé plusieurs fois d'engager la conversation, mais tout ce que j'ai réussi à obtenir est un regard noir. Ryuga est vraiment effrayant... Soudain, il s'arrête. On est arrivés ? Je stoppe aussi, et observe le paysage. Ouah... La forêt disparaît pour laisser place à une clairière, elle même vite remplacée par... Des champignons géants ! Je reprends la marche, le nez en l'air pour mieux voir. Comme je ne regarde pas devant moi, je me heurte vite à un des champignons, et des centaines de millions de spores se déversent sur moi. Je tousse, et secoue le bras pour enlever celles qui se trouvent devant ma bouche. J'en ai quand même avalé pas mal en respirant. J'ouvre les yeux, que j'avais fermé pour ne pas que de la poussière rentre dedans, mais là où se trouvait l'obstacle, se dresse... Un gigantesque hamburger ! J'en ai l'eau à la bouche, et ne peux m'empêcher d'en prendre un morceau. Ça a un goût bizarre... Mais ce n'est pas mauvais. Soudain, il disparaît lui aussi. Mais qu'est ce qui se passe ici ? Je ne comprend pas... J'entend un bruit de pas derrière moi. Je me retourne, et voit... Mes parents ?! Mais qu'est ce que... C'est impossible ! Mon père est mort il y a un mois et ma mère il y au moins douze ans !
<<-Tu vas bientôt ne rejoindre... N'est ce pas génial, Gingka ? Mon chéri... Bientôt, nous seront réunis tout les trois, dans quelques secondes, nous allons enfin être heureux ! Dit elle en souriant.>>
Ma respiration se bloque. J'étouffe... Au secours, à l'aide ! Quelqu'un... Je vous en supplie... Soudain, plus rien. Je me sens juste... Bien.

Tags : Fiction - Le jeu de l'Enfer - Chapitre 2