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Ô Gingka, si tu savais... 12/09/2017

Si tu savais à quel point je te méprise... Je te trouve complètement stupide, avec ton sourire idiot et ton manque abyssal de culture générale. Et pourtant... Je te jalouse tellement... Car tout le monde, tout le monde t'aime. Sauf moi. Et moi... Moi, on me hait, on est révulsé par moi, on m'insulte ou on m'ignore. Certes, je ne fais pas beaucoup d'efforts pour être appréciable. Mais... Toi non plus, et pourtant tu l'es. Et j'aimerais juste tant que l'on m'apprécie pour ce que je suis... Mais c'est impossible, apparemment.
Si tu savais... Même moi, je me déteste. Je me dégoûte. Je me répugne. Je suis pathétique, pitoyable, et j'en ai conscience. Aujourd'hui, je faisais quelque chose tout en écoutant une chanson que j'avais mise en arrière-plan pour me distraire. Elle était joyeuse, faite pour motiver les autres... Et pourtant, lorsque le chanteur s'est exclamé "You are not alone", cela m'a fait affreusement mal. Car cela m'a rappelé le contraire. Le fait qu'il n'y avait personne, personne autour de moi, personne pour me comprendre, personne pour m'aimer, personne même pour me supporter. J'ai eu envie de pleurer, réellement. Et j'ai retenu mes larmes, en me disant "Quoi ? Tu es faible au point de te briser à cause de cela, à cause d'une pauvre phrase ?", et en me provoquant de ce genre de façon tout en sachant désespérément que c'était la vérité. Je suis faible au point de me briser à cause d'une pauvre phrase. Je suis minable. Tout le monde me le dit et me le répète. Et tout le monde a raison. Je suis minable, et c'est en grande partie à cause d'eux. Mon c½ur ne serait pas si fragile, si eux, leur haine et leur mépris ne l'avaient pas piétiné.
Si tu savais à quel point j'ai eu envie de me jeter par ma fenêtre ouverte, à ce moment-là... "You are not alone, you are not alone"... Et si je le suis ? Et si je suis dans ma petite chambre bien rangée, avec rien d'autre que mes affaires et mes pensées ? Et si personne ne m'attend dehors ? Et si je veux mourir ?
Si tu savais comme je t'envie... Tu peux sourire, toi. Tu as toujours pu. Tu as un père aimant, des amis fidèles, des centaines, des milliers, des millions d'admirateurs... Tu es sans doute mon exact opposé. Mais les opposés ont bien souvent de nombreux points communs. Or, nous n'en avons pas un seul. Je vais donc recommencer : tu es tout ce que je déteste, tout ce que je méprise, tout ce qui me dégoûte, et tout ce que je voudrais être. Tu es la lumière qui brille sans se soucier de rien, et tu ne pourras jamais comprendre un être des ténèbres comme moi.
Si tu savais... Ce qu'est la tristesse, ce qu'est la souffrance, ce qu'est la jalousie, ce qu'est l'envie de tout abandonner car on ne pourra jamais briller quoi que l'on fasse...
Si tu savais, Gingka... Ce que c'est d'être moi. Mais tu ne le sauras jamais... Car nous ne sommes pas du même monde.



Je crois que je suis devenue fana des OS ambigus à significations multiples... '^' xD
J'aime tellement ça que j'ai fait exprès d'éviter de préciser si c'était un mec ou une fille qui parlait... Je suis une sadique je sais x)))
Bon allez, cette fois je vous mettrais pas au défi de deviner de qui c'est le point de vue... Il y a bien trop de double-meanings pour cela ^^'

Tags : Ô Gingka; si tu savais...

Admiration 07/10/2017

Hatsu ne pouvait s'empêcher d'admirer ces personnes, qu'elle voyait sans arrêt à la télévision. Ils avaient pour la plupart participé au plus grand championnat du Japon, et certains à celui du monde, sans même compter le fait qu'ils avaient sauvé ce dernier...
Elle admirait Gingka pour son éternel optimisme.
Elle admirait Kyoya pour sa détermination.
Elle admirait Tsubasa pour son intelligence.
Elle admirait Yu pour ses talents.
Elle admirait Kenta pour sa persévérance.
Elle admirait Hikaru pour sa force.
Elle admirait Hyoma pour sa stratégie.
Elle admirait Benkei pour sa fidélité.
Elle admirait Masamune pour son esprit combattif infaillible.
Elle admirait Ryuga pour son manque complet d'attaches, rendant la souffrance de la perte et de la trahison impossible.
Enfin, elle rêvait de les rencontrer, ou tout au moins l'un d'entre eux... Mais ils étaient des étoiles, brillantes mais inaccessibles, tandis qu'elle n'était qu'une pauvre humaine, qui tentait désespérément de les atteindre en levant les bras vers le ciel.
La vérité, c'était qu'elle n'aurait jamais le niveau pour seulement oser se présenter devant l'un d'entre eux.
Ce n'était pas qu'elle ne le voulait pas, elle brûlait, elle mourait d'envie de les croiser, mais elle ne s'en jugeait simplement pas digne. Elle était faible. Si seulement elle avait été, ne serait-ce que plutôt puissante... Si seulement elle avait eu une chance de tenir plus de cinq minutes contre l'un d'entre eux. Mais non. Elle en était incapable, et elle le savait. Ce n'était pas faute de s'entraîner, pourtant... Elle ne parvenait à faire preuve d'aucune des valeurs qu'ils représentaient à ses yeux. C'était bien pour cela qu'elle les admirait, après tout. Car elle ne serait jamais, Ô grand jamais à leur hauteur. Ils jouaient dans la cour des grands, tandis qu'elle se battait avec des primaires. Et elle perdait... Elle ne parut même pas surprise lorsque sa toupie tomba faiblement à ses pieds, que les points affichés par son compteur descendirent, et que ceux de son adversaire augmentèrent. Elle était pathétique... Elle reprit sa Dark Virgo, et sortit du BeyPark, avant de se diriger vers son appartement. Elle avait assez été humiliée pour aujourd'hui... Même si, après tout, la défaite avait perdu son goût amer, et elle ne ressentait plus rien. Gagner était son rêve, et perdre son destin.
Néanmoins... La rencontre qu'elle fit à ce moment-là faisait elle aussi partie intégrale de son destin. Elle se figea en voyant cette silhouette effilée et mouvante, qui semblait presque effectuer une danse hypnotique devant elle. Elle écarquilla les yeux, sortie brusquement de sa transe déprimée. Elle le connaissait. Le seul qu'elle avait vu à la télévision, et qu'elle avait méprisé. Le seul chez qui elle n'avait vu aucune qualité. Reiji Mizuchi. Il ne parut pas la remarquer, au début. Ou peut-être ne faisait-il que prétendre de ne pas l'avoir vue.
Soudain, il se tourna vers elle, et prononça des mots qui furent complètement recouverts par les battements de son c½ur.
Ba-thump.
Il sourit.
Ba-thump.
Il brandit son lanceur, armé.
Ba-thump.
Elle l'imita.
Ba-thump. Ba-thump. Ba-thump.
<<-Hyper vitesse !!! Retentit comme un murmure effacé.>>
Leurs toupies se mirent à tourner sur le sol incertain.
Ba-thump.
Elle avait perdu.
Il eut l'air aussi heureux d'avoir gagné qu'il ne l'aurait été de découvrir un cadavre dans sa chambre. Il ne prit même pas la peine de fissurer sa Virgo.
Elle ne valait même pas la peine qu'il l'écrase. Il commença à s'en aller, probablement pour chercher un adversaire qu'il pourrait prendre du plaisir à démolir.
Elle resta sans voix. Elle avait été vaincue si facilement par quelqu'un qu'elle méprisait. Elle put enfin constater la distance abyssale qu'il y avait entre elle et ses héros. Elle était aussi proche d'eux qu'ils ne l'étaient d'un enfant de cinq ans paraplégique et sans talent.
Et, justement parce qu'il ne l'avait pas détruite, quelque chose se brisa en elle. Et elle cessa de tous les admirer. À quoi bon ? C'était une insulte à leur égard de seulement penser à eux alors qu'elle était si minable...
Et elle l'admira. Pourquoi ? Simplement parce qu'elle l'avait méprisé, et qu'elle savait bien qu'elle n'était pas la seule. Elle était certainement l'unique âme à faire quelque chose de si étrange. Tous les autres le haïssaient et l'abhorraient.
Elle se lança à sa poursuite. Et quand il vit cette flamme danser dans ses yeux, il sut qu'elle avait changé. Comment, pourquoi, il n'en avait aucune idée. Mais elle avait perdu cette indolence, cette indifférence qu'elle arborait à peine deux minutes auparavant, et elle avait été remplacée par une volonté à toute épreuve.
<<-Enseigne-moi.
-Quoi donc ?
-Comment tu fais pour supporter la haine, le mépris et la solitude. Comment tu fais pour supporter de te regarder dans un miroir chaque matin, et de découvrir que c'est toujours toi.>>
Il rit, mais cela n'avait rien à voir avec son rire sadique et fou habituel.
<<-C'est impossible.
-Dans ce cas, comment fait-tu pour être là, devant moi, à l'heure ou je te parles ?
-J'ai dit que c'était impossible de le supporter. Pas d'oublier. Cela, c'est simple... Tant que l'on reste occupé.
-N'en as-tu pas assez de tes "occupations" ?
-Ça ne te concerne pas...
-Je prend cette réponse pour un oui. Tu aurais été trop heureux que ce soit un non pour le cacher. Mais, si c'est l'unique moyen de l'effacer... Ne vaut-il mieux pas prévenir que guérir ?
-Et de quelle manière ?
-Comment se battre contre la solitude ?>>
Il comprit.
<<-N'y pense même pas. Je ne sais pas ce qui t'es passé par la tête, mais nous ne sommes pas... Pareils.
-Je crois sincèrement que si, et que nos deux âmes sont suffisamment semblables, subissent une peine assez similaire, pour entrer en résonance.>>
Elle plaça une main sur sa propre poitrine, puis l'autre sur la sienne, et elle put le sentir.
Ba-thump.
Leurs c½urs battaient à l'unisson. Il ne la repoussa ni ne l'arrêta pas, semblant s'en rendre également compte.
Et elle l'admira, pour toutes ses ressemblances avec la minable pathétique et pitoyable qu'elle était.






... Ce moment où tu retrouves un OS bizarre dans tes articles hors ligne et où tu décide de le poster quand même parce que ça fait bien trop longtemps que tu n'as rien publié.

Tags : Admiration