Seul au monde

PDV Nile Pyre :
Le 24 juillet 3176, la Cinquième Guerre Mondiale éclata. Tous les pays de la planète y prirent part... Sauf le mien. Il resta neutre, et, étonnamment, personne ne l'attaqua. Cela paraissait incroyable : il est minuscule, possède une loi interdisant les armes et n'a même pas d'armée, et de plus, il est seul contre tous, il aurait été extrêmement simple de lui déclarer la guerre et de piller toutes ses ressources, ou même de le voler sans lui annoncer quoi que ce soit... Les autres pensent que c'est parce qu'il est si petit que les gouvernements ont décidé qu'il n'en valait pas la peine, mais je sais que c'est faux. Car, après trente ans de combats incessants, tous les pays sauf le mien sont quasiment à court de matériaux et de nourriture, or nous constituons une proie facile et pourtant riche par rapport à eux... D'où mon raisonnement : nous ne sommes pas faibles. Nous, les citoyens ordinaires, ne le savons simplement pas. C'est en suivant cette théorie qu'il y a quatre ans, j'ai commencé à tenter de m'infiltrer dans les archives du gouvernement. J'y suis parvenu voilà maintenant trente-six mois, tout cela pour découvrir que j'avais vu juste. Nous possédons effectivement une bombe au dihydrocarbure de calciuxygène, suffisamment puissante pour anéantir la Terre entière, à l'exception d'une ville pour le moment déserte qui pourrait contenir toute la population du pays si besoin était d'utiliser l'arme, et protégée par un globe fait de l'unique alliage capable de résister à la bombe. Je n'aurais pas pu être plus heureux. Enfin, j'allais pouvoir réaliser mon but ultime, arrêter la guerre... Et les détruire, tous autant qu'ils étaient. Jubilant, j'ai alors consacré quatre-vingt jours à la recherche de son emplacement et de son fonctionnement. J'ai trouvé où elle se situait, ainsi qu'un fait plutôt étonnant : le combustible qui servait à l'activer n'était autre que cent-cinquante litres de sang humain, et un corps vivant de la même espèce. J'ai alors retroussé mes manches, et me suis mis au travail. J'ai commencé par le plus simple, ait rassemblé tous les bocaux et toutes les bouteilles que j'avais sous la main, et ait pompé une petite partie de mon propre sang dont je n'avais pas besoin, avant d'aller en récupérer sur chaque passant assez stupide pour s'aventurer seul dans les ruelles sombres où je les guettais. Le plus difficile était de cacher les cadavres après qu'ils soient vidés et inutiles, mais je me débrouillais. Le second obstacle a été ma petite amie, Estelle, pour la simple raison que nous partagions un même logement, et qu'elle ne pouvait pas ne pas remarquer mes absences. Heureusement, elle avalait toutes mes excuses. Au bout d'un certain temps, j'ai même cessé de lui en donner, et ce, à partir du jour où, alors que je rentrais à la maison après être sorti pendant cinq heures et que je m'apprêtais à lui fournir une explication, elle a prit la parole à ma place.
<<-Tu as trouvé un nouveau travail. Tu m'en as informée hier, mais je n'écoutais pas. Aujourd'hui était ta première journée.>>
Elle a dit cela complètement mécaniquement, comme si elle y croyait réellement, avant d'ajouter, d'un ton radicalement différent, tout à fait naturel et chaleureux, une question.
<<-Est-ce que cela s'est bien passé, mon chéri ?>>
J'ai acquiescé, et ne l'ai pas démentie. Depuis ce moment, elle a toujours agi ainsi. Évidemment, j'en ai profité. Le déni est si pratique... Seulement, je me suis rapidement rendu compte que cela allait encore plus loin que cela. Je l'ai tout d'abord soupçonné à son regard, mais j'en ai eu la confirmation quand la police est venue sonner à notre porte un matin, parce que quelqu'un m'avait entraperçu alors que j'effectuais ma récolte. Il n'aurait pu me reconnaître précisément, mais leur avait donné un signalement qui ressemblait au mien. Avant même que je n'aie eu le temps de réfléchir à un alibi, elle s'était avancée, et avait parlé à ma place.
<<-Mais enfin, messieurs, c'est impossible, il a passé toute la soirée avec moi !
-En êtes-vous certaine, mademoiselle ?
-Bien sûr !>>
Elle paraissait sincèrement y croire.
<<-Dans ce cas, cela ne vous dérange pas de nous raconter en détail tout ce qui a eu lieu ce soir-là ?
-Absolument pas. Nous avons commencé par dîner, assez tôt, et avons mangé des restes froid du poulet du matin et de la salade, ainsi qu'un sorbet à la fraise comme dessert. Il faisait si chaud... Puis, nous avons débarrassé, et avons joué au Scrabble. Il a gagné 371 à 334... Non, attendez, peut-être était-ce 335, excusez-moi. Puis, nous avons commencé une seconde partie, mais nous ne l'avons pas terminée car j'étais fatiguée... Le jeu est encore sur la table de la salle à manger, si vous voulez vérifier.>>
C'était le cas.
<<-Ensuite, nous nous sommes brossé les dents, déshabillés, souhaité bonne nuit l'un à l'autre et couchés. Et j'ignore si c'est important, mais j'ai été réveillée vers vingt-trois heures par un bruit, mais comme tout semblait normal, je me suis contentée de boire un peu d'eau et de me recoucher.>>
Elle paraissait si convaincue de son tissu de mensonges qu'elle en persuada les policiers. Pourtant, je savais bien que c'était faux...
<<-Vous confirmez ce témoignage, monsieur ?>>
J'ai acquiescé de la manière la plus naturelle dont j'étais capable, et ils sont partis. Il y eut un silence, avant que je ne remercie Estelle pour son soutien. La réponse me troubla.
<<-Mais enfin, mon c½ur, je n'ai dit que la vérité...>>
C'est alors que j'ai compris qu'elle n'avait pas seulement l'air de croire en ce qu'elle avait raconté, elle en était réellement certaine. Elle n'était plus seulement dans le déni, elle vivait dans un monde d'illusions formé d'hallucinations qu'elle s'était elle-même fabriquées, mais dont elle avait fini par oublier la véritable nature. Elle me voyait sincèrement à ses côtés lorsque j'étais absent. Mon comportement l'avait purement et simplement faite sombrer dans la folie. J'ai souri. C'était parfait pour mes plans... À partir de ce moment, je ne me suis plus le moins du monde inquiété d'elle. J'ai enfin fini par rassembler une quantité suffisante de sang humain voilà deux jours. Je les ai passés à la ranger dans un camion de location, qui me servira à la transporter. Et maintenant, c'est le grand moment... Je prend la main d'Estelle, et lui demande de m'accompagner quelque part.
<<-Où cela ?>>
Je lui offre mon plus beau sourire, et répond que c'est une surprise. Son visage s'illumine alors, et nous montons dans le camion. Elle ne pose aucune question sur l'odeur de sang éc½urante à en retourner les tripes, ne paraissant même pas la sentir, comme je l'avais prévu. Nous roulons pendant de longs moments, et elle meuble le silence toute seule. Je ne l'écoute pas, mais en entendant quelques bribes, je peux affirmer qu'elle s'imagine que je participe à la conversation. Cela ne m'étonne même plus, et je me contente de conduire et de regarder la route, jusqu'à arriver à l'endroit où devrait se situer l'entrée secrète menant à l'arme. Je tâtonne, hésite, trouve une brique mal accrochée au mur, l'enlève, et derrière, se trouve un clavier. Je m'y attendais. Pour atteindre la salle de la bombe, il faut rentrer très exactement cent-dix-huit codes différents, chacun étant gardé par un membre du gouvernement. Bien entendu, je n'en ai aucun. Je commence alors mon piratage. Après de longues minutes, la porte s'ouvre enfin. Je me dépêche de sortir du camion, avec l'aide d'Estelle, mon chariot à système de lévitation avancée contenant tous les récipients pleins de sang que j'ai rassemblés, et de le faire entrer dans la deuxième salle. À la seconde où mes doigts touchent le clavier, la première porte se referme automatiquement derrière nous, et je peux apercevoir un levier violet qui la rouvrirait si je l'abaissais. Et ce, à moins que je n'échoue dans mon piratage... Dans ce cas-là, elle serait verrouillée, un message serait envoyé au président pour l'informer qu'un intrus se trouve dans le bâtiment, et il enverrai immédiatement l'armée... Une goutte de sueur perle sur mon front. Si j'échoue, je suis mort, et mon projet sera perdu avec moi... Et penser que j'aurais à répéter cette épreuve infernale encore plus d'une centaine de fois ne m'aide pas. C'est insupportable, insoutenable...
Au bout de plusieurs heures dont je ne saurais donner le nombre exact, j'atteins enfin la pièce où est située l'arme. Elle est gigantesque, et constituée d'un siège relié à quatre énormes réservoirs. J'y verse le sang jusqu'à ce qu'ils soient tous remplis, avant de conduire Estelle à la chaise de métal, et de l'y asseoir. Elle me sourit chaleureusement. Je l'y attache avec deux menottes d'acier, avant de mettre des câbles à certains points clefs de son corps. Je revêts ensuite une combinaison qui se rapprocherait d'un scaphandre léger, faite en l'alliage capable de résister à la bombe, et que j'ai mit des jours à fabriquer. Puis, je me dirige jusqu'à un tableau de commande dont je connais déjà le fonctionnement. J'appuie sur le bouton approprié, et observe la machine, qui se met à vibrer de plus en plus fortement.
<<-Tu vas réellement le faire ? J'imagine que je l'ai toujours su...>>
Je suis surpris d'entendre Estelle dire cela.
<<-Ne me regarde pas avec cet air ahuri. Crois-tu vraiment que je suis stupide à ce point ? D'accord, il fallait sans doute que je le sois un peu pour t'accorder ma confiance... Ou plutôt, pour espérer que tu n'irais pas jusque-là. Je t'ai toujours, toujours fait confiance, et toi... C'est ainsi que tu me remercie ?>>
À ces mots, une lumière sombre envahit la pièce jusque dans ses moindres recoins. Elle persiste durant quelques moments, m'aveuglant à un tel point que je dois fermer les yeux et les couvrir de mes deux bras, avant de s'évanouir. Je rouvre les paupières, et aperçoit le corps inerte de Vasilia. Je retire ma combinaison de protection, m'approche, et pose deux doigts sur son poignet. Comme je m'y attendais, elle n'a pas de pouls. Je m'éloigne un peu. Cela ferait un joli tableau... Elle est là, morte, en train de refroidir entre les réservoirs à nouveau vides. Je sors de la pièce. Je serais incapable de dire combien quitter le bâtiment me prend. Certains des murs des couloirs sont ébranlés, et il y a des débris par terre. Mais en dehors, c'est encore bien pire. De nombreux immeubles ne sont guère plus que des ruines, et des cadavres jonchent le sol. J'erre dans les rues pendant peut-être deux heures, ou peut-être cinq, jusqu'à ce que j'atteigne la place principale de la ville. Le bruit de mes pas est l'unique son qui brise le silence. Je trouve un siège tapissé de velours rouge derrière ce qui fut un mur et qui n'est maintenant plus qu'un tas de briques poussiéreux, la prend et l'amène au milieu du carrefour désert si l'on excepte ma présence et celle des cadavres. Je m'assied, et reste ainsi sans bouger, parler ni penser, jusqu'à ce qu'une question ne germe dans mon esprit. Pourquoi ? Pourquoi ai-je fait cela ? Je n'en ai aucune idée... C'est alors qu'Estelle apparaît.
<<-Vraiment ? C'est pour cela que tu m'as sacrifiée ? Pour ce résultat ? Pour finir seul, sans raison de vivre, à ne pouvoir faire autre chose que te laisser mourir, pour courir à ta propre perte ?! Espèce d'imbécile... J'espère que tu es fier de toi ! Tu es le seul humain restant sur Terre, et quand tu mourras à ton tour, car tu n'as pas d'autre choix, l'humanité s'éteindra, et tout sera terminé, la vie, la joie, l'amour et le bonheur n'existeront plus, si tenté qu'ils aient subsisté à l'heure actuelle. Et tout cela pour quoi ? Tu ne le sais pas. Eh bien, je vais te le dire, moi. Pour le caprice d'un enfant gâté sans cervelle, qui a consacré quatre ans de sa vie à chercher un moyen d'anéantir celle des autres et la sienne avec, et qui, en tout ce temps, n'a pas eu une seule fois la présence d'esprit de réfléchir aux conséquences de ses actes ! J'espère que tu es content, Nile... Adieu.>>
Et elle disparait, me laissant seul pour de bon. J'éclate de rire.






Et (re-)voilà la dark version de Nilou-chan !
Nile : J'ai détruit le monde entier 0.0 *choqué*
Ouais, ça m'arrive souvent à moi aussi...
La Voix : Madre de dios...
Aurélie : *va (essayer de) se suicider (vainement)* 

Tags : Seul au monde

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Comments :

  • Kyoya-Beyblade

    29/06/2017

    Cameby wrote: "De toute façon la Voix tu comprends jamais rien uu "

    La Voix : Si, je comprend que tu es jalouse du fait que je suis bien mieux que toi et c'est pour ça que tu m'insulte avec tes injures toutes minables é.è
    ....... La Voix ? Je t'ai déjà dit que t'étais narcissique et chiante ?
    La Voix : Et toi Yuki c'est pareil mais en pire !

  • Cameby

    29/06/2017

    De toute façon la Voix tu comprends jamais rien uu

  • Kyoya-Beyblade

    29/06/2017

    Cameby wrote: "Grave c'est trop ça....xDD le pauvre..T_T"

    La Voix : Je comprend toujours pas.........
    Deal with it -w-

  • Cameby

    29/06/2017

    Grave c'est trop ça....xDD le pauvre..T_T

  • Kyoya-Beyblade

    29/06/2017

    Cameby wrote: "XDD
    Attends.. jsuis conne j'ai oublié de mettre "Ryuga" dans la phrase...--"

    xDD si tkt uu
    "

    Nn mais t'inquiète pas j'avais compris xDDD ma pauvre, tu pense tellement à lui que tu l'oublie...
    La Voix : WTF ?

  • Cameby

    29/06/2017

    XDD
    Attends.. jsuis conne j'ai oublié de mettre "Ryuga" dans la phrase...--"

    xDD si tkt uu

  • Kyoya-Beyblade

    22/06/2017

    Cameby wrote: "C'est vrai c'est vrai..! Uu
    Oui......... peut-etre.. que c'est pour ça........T3T Mais même si il est sexy fallait pas qui meurt....💡 Si il est mort le premier ça veut dire que c'était le plus sexy!!*q*

    J'espère..T_T
    Ah d'accord,je comprends mieux uu :)
    "

    x)))
    C'est pour ça que je dis merde.... Et que je rappelle qu'il n'est pas mort, normalement.......

    Vraiment ? J'avais peur de ne pas être claire du tout pourtant...

  • Cameby

    20/06/2017

    C'est vrai c'est vrai..! Uu
    Oui......... peut-etre.. que c'est pour ça........T3T Mais même si il est sexy fallait pas qui meurt....💡 Si il est mort le premier ça veut dire que c'était le plus sexy!!*q*

    J'espère..T_T
    Ah d'accord,je comprends mieux uu :)

  • Kyoya-Beyblade

    19/06/2017

    Cameby wrote: "Ah d'accord X))
    Ah oui,c'est sur que Nile et Mayu et ludvina on des Dark version Heu.. wow ! Et c'est bizzarement kyoya qui toujours subit toutes les actions psycopate de ces trois la..uu
    Pour Hatsu tu parle de "À toutes épreuves ?" :)
    "

    Bah il a qu'à pas être sexy aussi, c'est toujours les plus sexys qui s'en vont les premiers !
    La Voix : *si elle avait une bouche, elle sourirait* Ah, c'est pour ça que Ryuga est mort dans Beyblade ?
    ..................... Meeeeeerde !!!!! Mais non il est pas mort d'abord -3-

    Absolument pas, dans "À toute épreuve" elle était possédée par un démon, c'est complètement différent... Ce que je veux dire, c'est qu'Hatsu est, étonnamment, la plus "stable" des personnages qui ont une Dark Version. Parce que certes, la sienne s'active pour pas grand-chose, mais c'est également la seule qui la contrôle assez pour pouvoir redevenir normale après que sa dark version se soit activée.
    En gros, si la folie était une piscine, je dirais qu'Hatsu garde toujours un pied dedans mais peut en ressortir après être rentrée, alors que Mayu-Ludvi-Nile-etc plongent d'un coup et ne peuvent jamais en sortir....

  • Cameby

    19/06/2017

    Ah d'accord X))
    Ah oui,c'est sur que Nile et Mayu et ludvina on des Dark version Heu.. wow ! Et c'est bizzarement kyoya qui toujours subit toutes les actions psycopate de ces trois la..uu
    Pour Hatsu tu parle de "À toutes épreuves ?" :)

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