Les cicatrices de Kyoya

[Selon moi, Kakeru a deux ans de moins que Kyoya. Je préfère prévenir, on ne sait jamais. Et aussi, voilà ma vision de comment Kyoya s'est fait ses cicatrices. En le lisant, peut-être que vous comprendrez pourquoi je dis que "Kyoya pourrait ne pas avoir ses cicatrices, mais alors, c'est sa personnalité entière qui serait différente"...]
 
PDV Kyoya Tategami :
J'ouvre discrètement la porte, mais, manque de chance, ma mère est dans l'entrée. Elle paraît très en colère.
<<-Non mais ça ne va pas de sortir comme ça, sans prévenir ! Sans me dire où ni avec qui ?!! Je m'inquiétais ! Hurle-t-elle.
-On s'inquiétait ! Répète mon petit frère Kakeru, accroché à sa jambe telle une sangsue de quatre ans.>>
Sans prononcer un mot ou une excuse, je me dirige droit vers ma chambre et m'assied sur mon lit. Je me mets à fixer mes mains, pleines de sang. Ça fait mal... J'ai au moins vingt coupures, et j'ai des crampes au poignet. Enfin, c'est pour la bonne cause. Il faut bien souffrir un peu si je veux devenir fort... Je regarde ma toupie.
<<-Pas vrai, Léone ?>>
Je sens qu'elle me répond que oui. Je la repose en souriant, et m'allonge. Je suis tellement fatigué que je ne mets même pas dix minutes à m'endormir.
 
Une forte lumière me réveille. Le soleil... Je n'ai pas fermé mes volets, hier soir. Tant pis. Je regarde l'horloge de ma chambre, neuf heure quinze. Je me lève et me dirige vers la cuisine, cherchant vaguement de quoi manger. Encore un peu endormi, je verse du lait dans un bol. J'y ajoute des céréales, et commence à les avaler. Soudain, ma mère s'assied devant moi. Je pense qu'elle va me passer un savon pour hier, mais son ton est dépourvu de toute colère, simplement... Soucieux. Très soucieux.
<<-Kyoya, chéri... Je sais que tu aimes garder un... Jardin secret, mais... J'ai réellement peur pour toi. Cela fait une semaine que tu disparais chaque matin et chaque après-midi sans me dire où tu vas... Je t'en supplie, révèle-moi au moins ce que tu fais !>>
Je me sens coupable. Elle semble réellement anxieuse...
<<-Je m'entraîne, maman. Comme cela, un jour, je deviendrais le meilleur blader du monde !>>
Je souris rien qu'à cette pensée, et elle paraît se détendre un peu.
<<-C'est bien d'avoir un objectif et de t'y dédier corps et âme... Mais, fait tout de même attention à ne pas trop te surmener. Et puis, tu aurais pu m'en parler plus tôt... Je n'y connais rien en Beyblade, mais j'aurais à moins pu t'encourager... Ou te faire des sandwichs.>>
Son visage doux me rassure, même si je ne me souviens pas d'avoir eu peur. Je hausse les épaules, ne sachant pas trop quoi répondre.
<<-Je pensais que tu t'en ficherais.
-De ce que font et de ce dont rêvent mes enfants ? Jamais !>>
Je souris encore plus largement. Puis, je finis mon petit-déjeuner et part m'habiller dans ma chambre, avant de m'en aller avec Léone à notre endroit habituel.
 
Cela fait six ans jour pour jour que j'ai commencé à m'entraîner, à présent. Le temps passe si vite, lorsqu'on a un but à accomplir... Je suis devenu fort, j'en suis certain. Je parviens à vaincre tous les autres bladers, au BeyPark, et j'ai gagné les trois derniers tournois auxquels j'ai participé. C'est tellement amusant, de jouer ! Et j'ai beau être puissant, les autres le sont aussi... J'ai réellement eu du mal contre certains adversaires, surtout durant les finales, mais j'ai réussi à les vaincre en faisant de mon mieux ! Et puis, ce ne serait pas drôle si je les écrasais complètement, et que je ne devais pas donner le meilleur de moi-même... Maman dit que je peux être fier de moi, mais moi je sais que c'est faux... Nous pouvons être fier de nous.
<<-Pas vrai, Léone ?>>
Je sourit en le regardant, et en le sentant acquiescer. Mon coéquipier, mon meilleur ami et mon plus fidèle partenaire, sans qui je n'aurais pu gagner aucun combat...
<<-C'est une bien jolie toupie que tu as là, gamin.>>
Je sursaute en entendant une voix inconnue, grave et masculine. Je relève la tête, et tombe nez à nez avec un homme que je n'avais jamais vu auparavant, enveloppé dans un grand manteau sombre.
<<-Laisse-moi la regarder de plus près...
-Quoi ?! Mais...>>
Il ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase, et me l'arrache de force.
<<-Rendez-la moi !
-Je ne crois pas, non...>>
Il la met sans ménagement dans une de ses poches, et plaque une main contre ma bouche, avant de me saisir brutalement de l'autre. J'écarquille les yeux et tente de me débattre, mais il est bien plus puissant que moi... Tandis que je lutte vainement, il me pousse jusqu'à un immeuble excessivement proche, bien assez pour que personne ne remarque ce qui est en train de se passer. Il me traîne jusqu'à une porte, qu'il ouvre. Elle donne sur un couloir. Sans hésitation, il entre dans la première pièce venue avec moi. Elle est entièrement vide à l'exception d'une chaise et de cordes. Pendant un instant, je suis si ahuri que j'en oublie de me battre. Il en profite pour m'asseoir et m'attacher solidement. Je suffoque presque. Ces liens sont beaucoup trop serrés...
<<-Qu'est-ce que vous faites ?>>
Il ne me répond pas. De toute façon, ce n'est pas cela, la bonne question... Ce serait plutôt "Qu'est-ce qu'il compte me faire ?". Mais j'ai la certitude que je ne veux pas le savoir... Ce qui n'est que confirmé lorsqu'il sort un couteau d'une de ses nombreuses poches. Je hurle, et me débat de plus belle.
<<-Ne-ne m'approchez pas !!!
-La ferme, gamin.>>
Je pousse un nouveau cri de terreur, et il paraît s'énerver.
<<-Je t'ai dit de la fermer !!!>>
Il plaque à nouveau sa main sur ma bouche. Cette fois, j'ose mordre dans sa chair répugnante, et ma canine perce sa peau, laissant un goût horrible dans ma bouche. Il recule par réflexe.
<<-Espèce de sale-
-AU SECOURS !!!>>
Je n'ai pas le temps de plus appeler à l'aide, car il me colle un bâillon. Je tente de l'enlever, mais c'est peine perdue. Si seulement mes mains étaient libres...
<<-Ta gueule, gamin.>>
Je comprend finalement que je suis complètement à sa merci, et lui lance un regard suppliant. Délivrez-moi, délivrez-moi, ne me faites pas de mal, ou au moins, allez-vous en... Il sourit, et je réalise que l'apitoyer ne fonctionnera pas, et ne fonctionnerait jamais. Car ce rictus fou trahit que cet homme n'a ni c½ur, ni raison. Des larmes se forment aux coins de mes yeux. Je ne peux qu'espérer qu'il choisisse de ne pas me faire trop de mal... Mais cet espoir est rapidement brisé lorsque le couteau se plante juste en dessous de mon ½il. Je hurlerais si je le pouvais, mais le seul son produit est un gémissement étouffé. Il trace un trait profond, qui laissera plus que certainement une cicatrice, avant d'en faire un second en perpendiculaire. Des larmes roulent sur mes joues, et certaines s'infiltrent à l'intérieur de la croix nouvellement gravée dans ma peau. Le sel me brûle, et ne fait qu'accentuer la douleur déjà insupportable. Je... Je... Je...
Je perds le fil de mes pensées. Atroce... Horrible... Mal... Ugh... Aaah... Pourquoi ? Pourquoi moi ? Injustice... Infernal... Insoutenable... Mourir... Achevez-moi... Arrêtez cette souffrance, ou achevez-moi !
Mes cris silencieux sont inutiles, et ne parvienne même pas à me distraire de la terrible sensation.
Maman... Je veux... Rentrer à la maison... J'en ai assez... Stop...
Il me regarde, et paraît assez satisfait. Mais également... J'ai l'impression...
Que ce n'est que le début.
Sauvez-moi ! Au secours ! À l'aide ! Que quelqu'un arrive, que quelqu'un me délivre ! Je refuse que ce monstre me tue !
Il forme une seconde croix, en dessous de mon autre ½il.
Ivre de douleur.
C'est cela.
Je le suis.
Hurler est inutile, pleurer est aggravant.
Mais j'ai tellement mal que je ne souffre presque plus. Est-ce seulement possible ? Mon répit ne dure que quelques secondes, car l'atrocité me heurte à nouveau de plein fouet.
Mais cette fois, mon esprit est vide.
 
Combien de temps ? Que s'est-il passé, que se passe-t-il ? Un bruit, lointain. Comme une porte défoncée. Des voix, à la fois puissantes et assourdies.
<<-Monsieur, c'est la police, votre voisine du dessus nous as signalé des cris étranges provenant de chez vous, elle a sonné mais vous n'avez rien fait... Désolé pour votre porte, mais vous ne répondiez pas.>>
Uh ? Je mets de longues minutes à comprendre ce qui est dit, mon cerveau semble presque fonctionner au ralenti.
...
...
...
La police ?!! Une lueur d'espoir se forme. Je dois attirer leur attention, faire du bruit, faire quelque chose, n'importe quoi ! Je tente de hurler, le bâillon m'en empêche. Non, non, non, c'est pas possible, pas maintenant... Je me débat de toute mes forces, et parvient à faire tomber la chaise.
<<-Qu'est-ce que c'était que cela ? Fait la première voix.
-Quoi, cela ? Je n'ai rien entendu... L'homme prétend, peu assuré.
-Eh bien moi, si. Vous m'avez bien dit que vous viviez seul, monsieur ?
-Ça doit être... Mon chien...
-Sans vouloir vous vexer, vous me semblez hésitant.
-En plus, les animaux sont interdits dans cet immeuble... Surenchérit un troisième.
-Monsieur... J'espère que cela ne vous dérange que nous pénétrions dans votre appartement pour vérifier une ou deux choses...>>
Je peux presque le deviner paniquer. Des bruits de pas déterminés, qui soudain s'arrêtent.
<<-Oh putain...>>
Je tourne la tête jusqu'à ses limites, et parvient à voir les jambes de plusieurs hommes. Je suis rapidement détaché, et j'entend quelqu'un appeler l'hôpital, tandis que l'on passe les menottes à mon ravisseur. Et puis, le noir complet.
 
J'ai mal. Tout mon monde n'est plus rempli que de douleur, de cette douleur qui brûle et consume mes joues... Pourquoi ? Je ne peux pas m'être fait cela en m'entraînant, pas à un endroit pareil... Et je ne me souviens pas de m'être bagarré récemment. Soudain, tout revient. J'ouvre les yeux, et suis à moitié aveuglé par la lumière aggressive du soleil. Cela me prend un certain temps de m'y habituer. Où... Suis-je ? Une chambre d'hôpital, de toute évidence. Ma s½ur, mon frère et ma mère assis à côté de moi. Ils sont endormis, elle ne l'est pas.
<<-Mon... Chéri ? J'ai appris ce qui t'étais arrivé... Je suis vraiment, vraiment désolée... Mon Dieu... Faire une chose pareille... Faire cela à mon bébé...>>
Elle paraît réellement choquée et bouleversée.
<<-J'ai dormit combien de temps ?
-Trois jours. Mais tu n'as pas... Dormi. Tu étais dans le coma, Kyoya. J'ai eu peur... Que tu ne te réveilles jamais... Que le traumatisme soit trop fort...>>
Je ne la laisse pas déblatérer ses phrases hachées une minute de plus, et me lève, détachant tous les tubes et tuyaux que l'on m'a attaché.
<<-Attends ?! Qu'est-ce que tu fais ?!
-Je me barre.
-Tu ne peux pas faire cela, tu es encore trop faible ! Les médecins...
-J'en ai rien à foutre.
-Mon c½ur...
-Ta gueule. La personne que tu as devant toi... N'est pas ton fils. Plus maintenant.>>
 
Trois ans ont passé. Je me suis entraîné, de sorte à devenir le meilleur blader de la ville. J'ai fondé un gang, celui des Chasseurs de Tête, mais au fond, je n'ai pas besoin d'eux du tout. Je suis, à ce jour, invaincu. Alors, je suis encore trop faible ?!! Non, je ne suis pas faible... Je suis fort, invaincu et invincible. Plus personne... Plus personne ne me battras, ni au Beyblade, ni dans un combat. Je suis fort. Cela arrive à tout le monde, d'avoir des cauchemars et des flash-backs ! Cela ne signifie rien... C'est comme le fait que j'évite les miroirs, parce que voir mon reflet fait ressurgir des vieux souvenirs que je préférerais oublier. Cela ne signifie rien. Je ne suis pas faible. Je suis Kyoya Tategami, le lion solitaire chef des Chasseurs de Têtes, le meilleur blader de la ville et le seul qui aie résisté au combat des cent toupies, et je suis puissant.
 
Je ne suis pas faible.
 
Plus jamais...

Tags : Les cicatrices de Kyoya

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Comments :

  • Kyoya-Beyblade

    18/08/2017

    Cameby wrote: ":)
    Tu sais..beh j'ai rêvé que Kyoya se faisait..heu merde j'ai oublié le mot TT on va dire"frapper" mm si c plus fort par un type dans un bâtiment de mon quartier alors que yoyo ct mon pote TT à cause de cet os xDD
    Mais non tkt xDD :')

    Il a combattu des lions,et il a arraché leur crocs et les a pri pour faire ses cicatrices :3 xD
    "

    Tabasser ?
    Mais t'as de la chance de faire des rêves sur Beyblade avec Kyoya moi à chaque fois que je fais des rêves sur Beyblade il y a la Nébuleuse Noire dedans et ça m'énerve '^' ou alors la Galaxie Noire (la deuxième version de la Nébuleuse Noire après que Ryuga et compagnie l'aient quittée)...
    Et dans mes rêves Beyblade, la seule fois où il y a eu Kyoya y avait aussi Reiji et Ryuga et la seule fois où il y a eu Nile (enfin... Une version de Nile avec d'autres couleurs, mais trop choupikawaii quand même) il y avait aussi Damian... Ça m'énerve, à chaque fois qu'il y a des gens que je veux voir il y a aussi des gens que je veux pas voir dans mes rêves '^'

    WTF xDDD ?!!! Mais quel genre d'imbécile se ferait des cicatrices lui-même ?
    Aurélie : Le genre d'imbécile qui se jette dans des tornades ?
    Tu marques un point...

  • Cameby

    24/07/2017

    :)
    Tu sais..beh j'ai rêvé que Kyoya se faisait..heu merde j'ai oublié le mot TT on va dire"frapper" mm si c plus fort par un type dans un bâtiment de mon quartier alors que yoyo ct mon pote TT à cause de cet os xDD
    Mais non tkt xDD :')

    Il a combattu des lions,et il a arraché leur crocs et les a pri pour faire ses cicatrices :3 xD

  • Kyoya-Beyblade

    24/07/2017

    Cameby wrote: "Ah oui tu as une version bien a toi! X) :) j'ai bien aimé même si ça m'a fait mal..j'ai mal pour Kyoya..T_T il étais gosse en plus..T_T ça fait mal au joue.. '-' comment il a rembare sa mère..xD

    Si tu voyais ma vesion..xD
    "

    Oui ^^
    Je sais, c'est pas super joyeux... Mais pour moi, c'est "une des seules versions plausibles"... Enfin relativement...
    Sérieux ? Mais je voulais pas te faire mal moi, désolée T-T
    Oui, c'est clair c'est pas tout le monde qui pourrait faire ça sans se faire hurler dessus et punir pendant le reste de sa vie '^'

    Il se passe quoi dans ta version ???

  • Cameby

    23/07/2017

    Ah oui tu as une version bien a toi! X) :) j'ai bien aimé même si ça m'a fait mal..j'ai mal pour Kyoya..T_T il étais gosse en plus..T_T ça fait mal au joue.. '-' comment il a rembare sa mère..xD

    Si tu voyais ma vesion..xD

  • ktn-love

    23/07/2017

    Mh. Grand. Tres grand xDD
    Ooiii Zorooo *///* effectivement, il a rien a foutre la mais... Il s'est justement paumé x)

  • Kyoya-Beyblade

    22/07/2017

    ktn-love wrote: "Grave ! Tu fais la taille a Tsubasa ! XD
    Ca te correspond bien :D
    "

    ... Il fait quelle taille, déjà, Tsubasa ?
    Kyoya : T'es vraiment une paumée u.u
    Chut Yoyo >3< je suis pas une paumée d'abord ! C'est toi le paumé ! *pointe du doigt Zoro qui, effectivement, n'a rien à foutre là* Ou alors c'est lui le paumé mais en tout cas c'est pas moi !!!

  • ktn-love

    22/07/2017

    Grave ! Tu fais la taille a Tsubasa ! XD
    Ca te correspond bien :D

  • Kyoya-Beyblade

    21/07/2017

    ktn-love wrote: "Oui petit ! *3*
    Moi je l'ai adoré ** l'un de mes favori **
    "

    Kyoya : Je ne suis pas petit !!!
    T'es pas petit, mais c'est uniquement parce que tu triche avec tes cheveux qui te font gagner au moins trente centimètres u-u
    Vraiment ? Pourtant, c'était un de mes "premiers" OS Beyblade... Enfin, pas vraiment, mais le scénario et la première moitié du premier paragraphe le sont '^'

  • ktn-love

    20/07/2017

    Oui petit ! *3*
    Moi je l'ai adoré ** l'un de mes favori **

  • Kyoya-Beyblade

    20/07/2017

    ktn-love wrote: "Oh le pauvre... :'o Pauvre petit... C'est sur que ca change de subir un traumatisme pareil. '^' mais j'aime bien ta version. Il avait deja la volonté, il a acquéri la rage. Et la peur d'etre faible, au fond :3 C'est vraiment top comme récit :)"

    Kyoya : Petit ?!!! *énervé*
    Merci beaucoup ^///^ mais c'est pas franchement bien... --'

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