Left behind

Bon, alors là c'est le moment où vous vous dites "Mais enfin Yuki, on est mercredi, pourquoi tu postes un OS alors que normalement dans ton programme d'upload c'est les mardis et les samedis ?" -non je plaisante personne ne se dit ça je suis sûre que si j'en avais parlé personne n'aurait remarqué- Eh bien... Vous avez raison. Sauf qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de Nicori. Et comme je suis très nulle pour ce qui s'agit de faire des cadeaux, surtout à distance, j'ai décidé de publier un OS pour son anniversaire. Et comme je n'ai toujours pas d'OS joyeux (pourquoi j'arrive pas à écrire des trucs avec une fin heureuse T-T ???), voici mon deuxième OS préféré parmi tous ceux que j'ai écrit depuis le début des vacances -le premier était Les limbes de l'oubli-... Alors je sais, c'est déprimant, et c'est très probablement un excellent moyen de ruiner un anniversaire, ou d'ailleurs de ruiner n'importe quel jour ou moment censé être joyeux, mais... J'espère que tu apprécieras quand même mon cadeau, Nicori... Joyeux anniversaire !
(Je vais maintenant aller pleurer dans un coin parce que je suis une mauvaise amie qui ne sait pas faire des cadeaux à la hauteur)




PDV Hyoma Lime :
Ils ont vraiment tout détruit sur leur passage.
Dès qu'ils ont pénétré dans Koma, dès qu'ils sont entrés dans les flancs de la montagne Hagane, dès que tu as cru à cause d'eux que ton père n'était plus, dès que tu as eu une mission à accomplir... Tu t'en es allé, et tu m'as laissé derrière toi.
Je dis cela comme si c'était de leur faute, mais au fond je sais très bien que c'est faux. Tu étais déjà distant depuis bien longtemps, je sais que tu pensais déjà à quitter le village, à me quitter, et ils t'ont simplement fourni ce qu'il te manquait pour cela : une raison de le faire. Arrêter L-Drago. Sauver le monde. Une assez bonne raison, il est vrai. Mais seulement un moyen de justifier ton envie d'explorer le monde, ton envie de trouver quelque chose d'autre, quelque chose de mieux que les lieux et les gens avec lesquels tu avais passé toute ton enfance.
Car au final, tu ne pouvais pas savoir que tu rencontrerais tous ces nouveaux amis, ces amis bien plus puissants et brillants que moi, ces amis à ta hauteur, ni qu'ils t'aideraient à t'améliorer et à vaincre la toupie interdite et son porteur. Tu ne pouvais pas le savoir, et tu ne le savais pas. Si tu es parti, ce n'était pas en quête de puissance, ni de Ryuga en personne. Si tu es parti, c'était pour toi-même.
Je ne peux pas t'en vouloir d'avoir désiré connaître plus de choses que Koma. Seulement, tu aurais pu, au moins... Te souvenir qu'en tant que gardien du village, je ne pouvais pas m'en éloigner très longtemps ? Me rendre visite, ou m'envoyer une lettre, une carte postale ? Ou peut-être... Me dire au revoir avant de t'en aller comme un voleur pendant que tout le monde dormait ?
Tu sais bien que je ne t'aurais pas retenu. Je t'aurais fait mille recommandations, peut-être. J'aurais été triste, peut-être. Mais j'aurais retenu mes larmes, gardé mon faux sourire sur le visage, et je n'aurais pleuré que quand tu serais parti et que tu n'aurais pas pu me voir. Et je n'aurais jamais été aussi inquiet que quand j'ai vu que tu avais disparu, et jamais aussi triste que quand j'ai réalisé que tu étais parti en m'abandonnant de ton plein gré.
J'ai fait des efforts. J'ai fait de mon mieux pour ne pas fondre en larmes, gémir ou me lamenter en public lorsque c'est arrivé. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour les autres continuent à me voir comme le fier, rusé et puissant gardien de Koma, et pas comme le gamin pleurnichard et pathétique que j'étais. Je crois qu'Hokuto avait deviné, pourtant, que ton absence me pesait bien plus que je ne le laissais paraître.
Et puis tu es revenu. Ô joie !
Parce que tu avais perdu contre Ryuga, et que tu cherchais plus de puissance, et que tu comptais repartir aussitôt que tu en aurais trouvé. Ô désespoir !
Comme si cela ne suffisait pas, tu m'as fait faire la connaissance de tes nouveaux amis. Tu as teinté tous mes souvenirs d'enfance avec de l'amertume, en les conduisant à nos anciens endroits favoris, et en me prouvant par la même occasion qu'ils valaient bien, bien mieux que moi, et que tu ne me reviendrais jamais tant qu'ils seraient avec toi. Je ne les blâme pas, remarque. Ce serait comme s'énerver contre quelqu'un parce qu'il existe. Ce n'était pas de leur faute, s'ils étaient si radieux, et que j'étais, et que je suis resté juste pitoyable. Par contre, pardonne-moi, mais j'en ai gardé un léger ressentiment contre toi. Pas pour être devenu amis avec eux, simplement... Si seulement tu avais pu avoir l'indulgence de ne pas les emmener avec toi dans nos lieux, là où l'on avait forgé nos souvenirs, ou tout au moins de ne pas confirmer ce que je savais déjà en répétant encore et encore que Kyoya était ton "rival numéro un", et qu'il comptait bien plus que moi à tes yeux.
Ensuite, tu es reparti. Alors, j'ai tout mis en ½uvre pour te rejoindre aussi souvent que je le pouvais. Hokuto m'a laissé faire, m'a même aidé. Il avait probablement deviné que sinon, j'aurais certainement perdu ma santé mentale à l'heure qu'il est...
Et puis, il y a eu l'Ultime Bataille.
Pendant les éliminatoires, les trois mois d'éliminatoires pour être précis, j'ai pour de bon dû quitter Koma. Le monde à sauver, c'était tout de même plus important que ma tâche de gardien d'un village dans lequel personne ne venait jamais, où il n'y avait plus rien à garder, et où de toute façon, tous ceux qui voulaient éventuellement venir finissaient par y parvenir, gardien ou pas. Ce qui m'amène à me demander qu'est-ce qui aurait changé si j'étais resté à Koma et que je n'avais pas participé à l'Ultime Bataille.
Rien, probablement.
Reiji Mizuchi aurait perdu quinze minutes d'amusement, et j'aurais évité d'être éliminé dès le premier tour, d'être humilié devant le monde entier et d'avoir mon masque joyeux et un peu loufoque détruit devant des millions de personnes, et pire, devant toi.
C'est tout. Je n'ai servi à rien. Non seulement cela, mais en plus... Tu m'as dit, parfaitement tranquillement, que tu m'avais oublié.
Ça m'a fait mal, tu sais ? Je ne sais pas comment je suis parvenu à ne pas le montrer, comment j'ai réussi à me maîtriser. Probablement parce que je le savais déjà depuis bien longtemps, et que ce n'en était que la confirmation orale.
Enfin, tu croyais sérieusement que prétendre que c'était une blague allait me tromper ? Je te connais bien, plus que bien même. Je peux voir lorsque tu mens et lorsque tu es sérieux. Et à vrai dire, cela n'a été qu'encore plus douloureux que tu t'imagines que j'avais avalé ton mensonge. Apparemment, toi en revanche, tu ne me connais pas si bien que cela...
Et puis, tu as vaincu Ryuga. C'était un exploit, bien sûr. Je suis fier de toi pour l'avoir accompli. Cependant... Cela a aussi marqué la fin de ta mission. Par conséquent, tu n'avais plus aucune "bonne raison" pour rester loin de Koma. Je ne prétendrais pas que j'ai été surpris que tu n'y rentres pas. Je savais depuis bien longtemps que tu ne le ferais pas.
Je n'ai même pas été surpris quand, suite à la destruction de ton Pégasus, tu sois venu en chercher un nouveau au village, que tu te sois servi de moi une dernière fois et puis que tu sois reparti immédiatement, cette fois direction le monde. Je ne suis pas idiot. Mais cela m'a quand même fait souffrir. Le fait de s'attendre à la douleur ne l'amenuise pas le moins du monde. L'effet de surprise n'agit en rien sur ces choses-là.
À partir de ce moment, je ne t'ai plus revu. J'ai bien quitté Koma, pour rien de moins qu'aller chercher Ryuga sur ordre de l'AMBB et de ton père, mais c'est tout ce que j'ai eu l'occasion de faire pour tenter de t'aider un tant soit peu. Tu ne m'as même pas laissé essayer de faire plus. Je sais bien que je n'aurais rien pu faire, certes. Mais c'est tout de même atroce. Tu as achevé de m'oublier. Tu ne m'as plus parlé une seule fois depuis. Tu m'as... Véritablement et pleinement abandonné.
Jeté comme un malpropre, comme un mouchoir usagé.
Elle est belle, l'amitié, si elle n'est faite que pour s'éteindre, mourir et disparaître avec le temps et l'enfance...
Je parle d'amitié comme si c'était tout ce que je désirais. Mais je t'aimais, et pour mon plus grand malheur, je t'aime encore. Tu ne t'en es jamais rendu compte, ou peut-être l'as-tu réalisé mais as-tu choisi de prétendre que tu ne savais rien pour ne pas avoir à repousser mes sentiments. Dans les deux cas, c'est douloureux. Très douloureux. J'aurais tant aimé... Que tu reste avec moi, que notre belle amitié ne soit pas si éphémère, que tu ne me quittes pas...
Je me demande toujours ce qui serait arrivé si j'avais été plus téméraire et que je t'avais avoué mes sentiments. Des amis, tu en as beaucoup, mais aux dernières nouvelles, des amants...
De quoi je me moque ? Tu m'aurais repoussé, je le sais bien.
Mais... Parfois, je me dis que j'aurais préféré cela. Que quelques injures, une gifle peut-être, et un rejet bien distinct auraient mieux valu que plusieurs mois de douleur et de torture continuelle, d'espoirs et de désespoirs, de passages réguliers d'un "j'ai encore une chance" à "il est déjà trop tard" et vice-versa, et de constants rappels que notre amitié avait disparu depuis bien longtemps. Qu'être séparé de toi pour de bon aurait été bien moins terrible que de t'avoir à quelques mètres à peine de moi mais de te voir reculer et t'éloigner un peu plus à chaque fois que je faisais un pas dans ta direction.
Ça me fait encore mal, tu sais ? Certes, moins qu'au premier jour, maintenant que nous sommes bel et bien séparés, et malgré tout ce que l'on peut dire, on s'habitue à tout, même à la douleur constante. Au fil du temps, j'ai fini par vivre avec, à un tel point qu'elle est devenue une compagne plus qu'un fardeau. Elle au moins, ironiquement, elle ne m'abandonne pas. Elle se fait plus distante, plus discrète parfois, et je réapprend à vivre malgré ton absence, un peu par-ci, un peu par-là. Mais elle reste toujours. Elle ne me laisse jamais derrière elle, et je ne parviens jamais à la laisser derrière moi.
Nous sommes devenus inséparables, tous les deux. Et cette relation-là, je sais bien qu'elle n'est pas qu'éphémère, qu'elle est faite pour durer. Je me réveille, elle est là, j'effectue plus ou moins bien mon éternel travail de gardien, elle est là, je fais une pause, elle est là, je reprend, elle est là, je mange, elle est là, je me couche, elle est là... Elle est toujours là. Même quand je parviens à penser à autre chose, elle est toujours là, elle guette le moment de revenir à la charge et de prendre toute la place dans mon esprit à nouveau.
Malgré sa fidélité à toutes épreuves, c'est, comme tu l'as peut-être déjà deviné, un piètre substitut d'ami, et encore plus d'amour. Spécialement face à toi.
Je ne saurais dire si tu es l'amour de ma vie ou pas. Probablement pas, puisque sinon, tu ne m'aurais pas rejeté comme cela. Quoique...
J'ai entendu une légende, un jour, assez morbide, racontant qu'au début, tous les humains avaient quatre bras, quatre jambes, et deux têtes. Mais les dieux avaient jugé que ce n'était pas bon, et les avaient séparés, créant des êtres humains comme nous le sommes aujourd'hui, avec deux mains, deux jambes et une tête. Et depuis cette époque, nous cherchons toujours notre âme s½ur, notre autre moitié. Le problème, c'est que, même si on la trouve, comment faire pour se recoller ensemble, pour n'être qu'un à nouveau ? On ne peut pas. C'est impossible. Alors, la seule solution est de détruire entièrement son autre moitié, afin qu'il n'y aie à nouveau plus qu'une partie de soi-même.
Est-ce que c'est cela, que tu fais ? Où en as-tu simplement assez de moi, assez de cet être minable et pathétique qui ne t'arrive même pas à la cheville mais qui ose pourtant humblement t'aimer, t'admirer et t'adorer ?
Ce n'était pas pour t'insulter, que j'ai dit que tu étais peut-être mon âme s½ur. J'ai une vision différente des choses : je pense que l'autre moitié de nous-même n'est pas une copie, un reflet de nous-même, au contraire, je crois qu'elle est tout l'opposé. Or... C'est ce que nous sommes, pas vrai ? Toi, plus brillant que le Soleil, et moi toujours dans ton ombre comme des dizaines d'autres... Nous n'avons rien en commun, si ce n'est notre village natal. Pourtant, j'aimerais tellement, tellement que nos sentiments, également, soient similaires. Cela a beau faire des années que tu m'as quitté...
Je t'aime toujours autant, Gingka.
 
 
 
'^'
OK, faut bien avouer que même si Hyoma me fait flipper, il me fait aussi pitié.
Merci de ne pas juger cet OS trop sévèrement, il a été fait entre une heure huit et deux heures trente-cinq du matin par une moi sous Ice Tea et Sprite. Moi, POUR UN DE MES OS, je l'aime bien. -Encore désolée de ce cadeau minable, Nicori... Je te proposerais bien de me frapper moi-même pour me faire pardonner, mais j'ai comme l'impression que ça serait encore plus minable, sans compter que cela me ferait ressembler à Dobby... Je suis également désolée si je suis déprimante, ou énervante, ou les deux. Je ne le fais pas exprès, c'est dans ma nature...-

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Comments :

  • Nicori

    01/09/2017

    Ok j'ai lu tes explications et je ne t'en veux pas. ;) Je t'en remercie d'autant plus pour avoir pris le temps de me dédier cet OS et je suis flattée d'être dans ta liste des choses à faire ;).
    J'espère que ton super projet qui va changer ta vie aboutira comme tu le souhaites. Bon courage! :)

  • Kyoya-Beyblade

    31/08/2017

    Nicori wrote: "Mon comm est trop long pour que tu y répondes ou...?"

    Ne t'inquiètes pas, je lis tes commentaires, mais je n'ai pas le temps d'y répondre, vraiment désolée ^^""""....... J'ai tout expliqué dans l'introduction, avant le chapitre 25 d'Envers et contre tous (et j'ai déjà écrit des comms plus longs alors '^')
    Je suis désolée.....

  • Nicori

    31/08/2017

    Mon comm est trop long pour que tu y répondes ou...?

  • Nicori

    30/08/2017

    Honnêtement? Tu écris de mieux en mieux Yuki! Tes phrases s'enchaînent avec naturel. Tes transitions sont quasi-invisibles. Le vocabulaire est constant. Sur la forme, c'est un de tes meilleurs OS!
    Sur le fond, c'est aussi probablement un des meilleurs car certainement un des plus justes et des moins exubérants. Je crois que je sais pourquoi cet OS m'est dédié et, effectivement, il me correspond plutôt très bien. C'est un OS nostagique, mélancolique, doux mais dynamique. Très poétique en un sens et c'est vrai que j'ai souvent cette personnalité.
    Pourtant, contrairement à ce que tu croies peut-être, il n'est pas déprimant du tout. Ce n'est pas déprimant parce que c'est tout simplement ma réalité. C'est mon passé. C'est mon présent. J'ose espérer (mais c'est sans doute un voeu pieu) que ce ne sera pas mon avenir.
    Mais il y a une bonne nouvelle dans cette affaire! Une nouvelle que tu m'offres sans le faire exprès! Car dans cet OS: Hyoma n'est pas mort. Te connaissant, tu aurais pu le faire se suicider une bonne douzaine de fois dans le même texte avec plus d'imagination que Conan Doyle et Agatha Christie réunis! Et pourtant tu ne l'as pas fait. Et, symboliquement, c'est une très bonne nouvelle. ça veut dire que, même s'il y aura surement encore des moments de tristesse et de nostalgie, la vie va continuer. Ces soucis et ces souvenirs hanteront toujours ma mémoire, mais je veux les mettre derrière moi. Je veux avancer. Je veux les expier.
    Cette année, j'ai fait le point. Je me suis sentie grandir. Et, ironiquement, je ressent très exactement ce recul et cette distance que tu as si bien décris.
    En bref, cet OS n'aurait pas pu mieux convenir à la situation, à mon contexte et à ma vie. Mieux vaut une juste langueur qu'un hypocrite bonheur.
    Encore merci pour le mal que tu t'es donné. Merci de me l'offrir. Merci d'avoir pensé à moi. Merci de bien écrire. Merci de trouver les mots justes. Merci merci... Juste merci.

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