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Envers et contre tous : chapitre 4 29/10/2015

Hatsu : *complètement furieuse* Yuki... Je t'avais demandé trois choses... Ne pas me faire draguer, qu'aucun de mes amis meurent et que mon petit ami ne me trompe pas... Pourquoi est ce que dans UN SEUL chapitre, DEUX règles ont été brisées ?!!!!
Euh... Hatsu, tu es très mignonne quand tu es calme, mais quand tu es en colère... Tu fais vraiment peur o.o...
Hatsu : *fait craquer ses doigts* Je vais détruire tout tes os, arracher ton intestin et te pendre avec... *aura démoniaque et regard de psychopathe*
Au secours !!! *fuis* Aurélie, sauve moi !!! Je suis trop jeune pour mourir ! Et trop belle, trop intelligente, trop...
Aurélie : *excédée* Tue la.
Ah ben merci ! Je me fais pourchasser par une folle furieuse, et tu l'encourage ! Bonjour la solidarité...
Aurélie : Bah, ses exigences sont plutôt normales... En fait, c'est un peu toi la méchante dans l'histoire...
Quoi ?!!!!! *voit Hatsu s'approcher et se remet à courir* Vous me le payereeeeeeez !!! *chiale*
(et... Je sais toujours pas quoi mettre comme image, alors voici une magnifique chambre d'hôpital -j'ai dit magnifique !-)

PDV Akihide Seribu (il était temps qu'il apparaisse) :
J'entend la porte claquer et voit mon colocataire rentrer.
<<-Déjà ? Tu aurais au moins pu me ramener une fille ! Quoi qu'avec ta tête d'enterrement, tu fais fuir tout le monde...>>
Je récolte un regard noir. Quoi ? J'ai bien le droit de dire la vérité !
<<-Au beau milieu de la soirée, Ulrich a appelé Ulia pour lui dire que Ryuga... Il commence.
-Qui ?
-Le meilleur ami d'Ulrich. Il est à l'hôpital. Je n'ai pas très bien compris, il se serait fait assommer par des gens qu'il avait tabassés ou quelque chose comme ça... En tout cas, Ulia voulait aller le voir... Et que je l'accompagne. J'ai refusé. Elle est partie quand même, et du coup, vu qu'on était plus que trois, on est rentrés. Kyoya m'a raccompagné.
-T'es sérieux ? Mais il était pas avec sa copine ?
-Si...
-Je comprendrais jamais ce mec... Mais, attend, t'as bien dit "hôpital" ?
-Oui. Qu'est ce que ça peut te faire ?>>
Je ne répond pas, et enfile une veste.
<<-Ne m'attend pas ce soir ! Je lance en ouvrant la porte.
-Je ne comptais pas le faire de toute façon...>>
Je ne répond pas, je suis déjà loin. Je cours jusqu'au seul hôpital de la ville. Enfin, j'ai une occasion ! Ça doit bien faire un mois que j'attendais ça... Je regarde les rues défiler à toute vitesse, et atteint rapidement ma destination. Je ralentis, et monte directement au second étage. Je la cherche des yeux, quand soudain je sens une pression sur mon bras. Je me retourne et voit une très jolie fille aux cheveux blancs comme la neige, que j'ai l'impression d'avoir déjà vue quelque part.
<<-Tu ne serais pas le colocataire qui couche avec tout le monde de Nile ? Elle dit soudainement.>>
Je me souviens alors que c'est elle, Ulia.
<<-Moi, hypersexuel ? Mais qui est ce qui a bien pu te dire ça ?>>
Je lui fais mon plus beau sourire, ce qui semble la rendre encore plus suspicieuse.
<<-Bref... Qu'est ce que tu fais là ? Elle demande.
-N'est ce pas évident ? Je viens rendre visite à mon grand ami... Euh, comment est ce qu'il s'appelle, déjà ? Ry...>>
À ce moment, je l'aperçois.
<<-Désolé, mais je dois y aller !>>
Je m'approche à grand pas d'elle et la prend dans mes bras par surprise. Elle sursaute, se tourne vers moi, et me donne une grande gifle. Je recule de quelques pas.
<<-Comment as tu su que j'étais infirmière ici ?!!
-Mais Hatsu... Je commence.
-Bon, peu importe. Quoi qu'il en soit, arrête de me suivre ! Je t'ai dit que j'étais en couple !
-Je sais, je me suis fait ton copain...>>
Ce n'est qu'en voyant son visage se décomposer et des larmes couler sur ses joues que je me rend compte que ce n'était pas une très bonne idée de lui raconter ça...
<<-Si ça peut te rassurer, c'était uniquement pour qu'il sache si il était gay ou pas... Et il est parfaitement hétéro !>>
Deuxième gifle. Mais elle est forte en plus ! Bon, plan B.
<<-Tu n'as qu'à coucher avec moi, comme ça vous serez à égalité... Je propose.>>
Elle me lance un des fauteuils de la salle d'attente dessus, que j'évite de justesse et part en courant. Un simple "non" m'aurait suffi... Je repasse devant Ulia qui me jette un regard incrédule et sort de l'hôpital. Cette fille est dangereuse... En plus, normalement, une infirmière, c'est fait pour soigner, pas pour blesser. Je grommelle. Qu'est ce qu'elle peut m'énerver... Mais je l'aurais un jour. En attendant, j'ai besoin de me calmer les nerfs... Je vois passer une jeune fille brune et lui adresse la parole.
<<-Salut, mademoiselle... Je dis simplement, avec le ton le plus aguicheur que je puisse faire.>>
Elle se retourne vers moi. J'ai touché le gros lot on dirait. Elle est incroyablement sexy, un vrai canon !
<<-S'lut, j'm'appelle Roxane... Lâche-t-elle, le regard dans le vague.>>
Soudain, elle semble avoir une illumination.
<<-Toi, j'te veux dans mon lit...>>
Et complètement saoule, en plus ! Parfait... Je lui fais mon plus beau sourire.
<<-Bien sûr... Allons chez moi...>>
Je la prend par le bras et nous nous dirigeons vers mon appartement. Arrivé devant la porte, je fouille dans mes poches, et m'aperçois que j'ai laissé mes clés à l'intérieur. Je m'apprête à sonner quand je vois un mot sur la porte. Je le prend et le lit.
"Akihide,
Si tu me réveille, je te tue (et je n'ouvrirais pas de toute façon). Peut être que passer une nuit à l'hôtel (à tes frais bien sûr) t'apprendra à ne pas oublier tes clefs.
PS : La sonnette ne marche pas.
Nile"
Je froisse le papier et le jette rageusement par terre. Je fais un grand sourire à Roxane et lui demande gentiment si on ne pourrait pas plutôt aller chez elle, ce à quoi elle répond en partant et en me laissant en plan. Rectification, Nile... C'est moi qui vais te tuer !
 
 
Bon, voilà... Estelle est morte, Nile est en dépression, et Ryuga est à l'hôpital... Et j'ai balancé tout ça en trois chapitres... Alors, il était temps de faire une pause dans les drames (et de faire apparaître Akihide) donc, j'ai profité à fond que cet espèce de pervers n'avait pas de problèmes (pour l'instant) et voilà, c'était la pause ! Et à partir du prochain chapitre, on repart dans les drames... *sourire sadique* On va se marrer...
Hatsu : Elle est où Yuki ?
Aurélie : Dans le placard u.u
Un jour je vous tuerais toutes les deux... *se remet à courir*

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 4

Envers et contre tous : chapitre 5 03/12/2015

Et... Encore merci à ktn pour l'image *tremble* Qui me fait flipper mais bon c'est pas grave.
Aurélie : Ça y est, t'as fini ta crise de "j-adore-trop-mes-amies-tellement-que-je-deviens-folle ? 
*pète un câble pour pas changer* MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII KTN TU ES LA FILLE LA PLUS GÉNIALE QUE J'AI JAMAIS RENCONTRÉ !!!!!!!!!!!!!!!!
Aurélie : *très long soupir* J'aurais jamais dû demander.


 
PDV Ulrich Atsuki (pour faire plaisir à sa créatrice, sincèrement désolée, je l'ai mal joué *pleure* je suis trop nulle...) :
Je suis assis sur une chaise, les yeux rivés sur le plafond. Je ne sais pas ce que je cherche. Probablement quelque chose en quoi croire. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'on pouvait tomber dans le coma si facilement, et encore moi si il s'agissait de Ryuga. Maintenant, je ne suis plus sûr de rien... Je lui jette un regard plein de reproches.
<<-Je veux que l'on soit heureux, tu m'entend Ryuga ? Heureux ! Alors... Tu as intérêt à t'en tirer, ou sinon... Je ne te le pardonnerais jamais ! Jamais ! Je lui hurle dessus, sans même me préoccuper de savoir si il peut m'entendre ou non.>>
Je pose mes épaules sur son torse et ma tête par-dessus, et me mets à pleurer doucement. Pourquoi ? Pourquoi est ce que je me mets en colère contre lui ? J'imagine que je ne supporte tout simplement pas la perspective qu'il y a un risque que je ne le voie plus jamais en vie... J'esquisse un pauvre sourire à travers mes larmes.
<<-Tu n'es qu'un imbécile...
-Moi ? Tu ne t'es pas regardé !>>
Je sursaute, et lève les yeux. Les siens sont parfaitement ouverts et il me regarde avec un air mi-étonné, mi-amusé. Je me redresse aussitôt et m'essuie les yeux, rouge.
<<-T-tu es complètement stupide ! Je répond en le frappant à l'épaule.
-Je ne savais pas que étais aussi fort. Avec un peu plus d'entraînement, tu pourrais même arriver à faire mal à une mouche !*
-Très drôle. Je te signale que le plus pathétique de nous deux, c'est toi.
-Quoi ?
-Tu t'es tellement concentré sur me protéger que tu as complètement oublié ta propre défense et tu es tombé dans le coma ! Tu as une idée d'à quel point j'étais inquiet ? Je hurle, et me remet à pleurer.>>
Il reste muet. Je ne sais pas comment prendre son silence, et mon souffle se coupe sans que je sache pourquoi.
<<-Je ferais plus attention à moi, si c'est ce que tu veux... Il finit par dire en m'enlaçant par derrière.
-Arrête. Ça ne te ressemble pas d'être comme ça. Pourquoi tu ne peux pas juste agir normalement avec moi ?
-J'agis normalement avec toi. C'est avec les autres que je fais semblant...>>
Je soupire.
<<-Ne me mens pas.
-Pourquoi je te mentirais ? Quel intérêt vois-tu à se faire passer pour plus faible que ce que l'on est vraiment ?>>
Je le regarde sans trop comprendre.
<<-Et alors pourquoi tu me dis ça maintenant ?
-C'est toi qui a commencé.>>
Il m'embrasse sur la joue, et je le gifle, ce qui lui fait desserrer son étreinte, et je sors de la chambre.
<<-Adieu ! Je lâche rageusement, avant de claquer la porte.>>
Je marche le plus vite possible, bien décidé à retourner chez moi sans le revoir. J'ai beau me dépêcher, je ne suis même pas arrivé au bout du couloir qu'il m'a déjà rattrapé et marche à côté de moi comme si de rien était.
<<-Je te hais...
-Tant mieux. Pour une fois, tu fais attention à tes fréquentations.>>
J'hésite à lui fracasser le crâne. Au final, je me contente de l'ignorer et appelle Ulia qui était rentrée à la maison pour lui annoncer la "bonne" nouvelle.
<<-Tout va bien ? Demande-t-elle d'une voix qui trahit complètement son inquiétude.
-On va dire ça comme ça... Il s'est réveillé.
-Sérieusement ? Je suis tellement rassurée... Je vais le dire à tout le monde !
-Comment ça, tout le monde ?! Hurle presque Ryuga.**
-On t'a appris à ne pas t'immiscer dans les conversations des gens ? Je réplique tout en lui lançant un regard qui se veut noir.
-Euh... J'ai dit à Gingka et aux autres que tu étais à l'hôpital, pourquoi ? J'ai fait une bêtise ? Répond Ulia.>>
Ryuga m'arrache mon portable des mains, et se remet à crier.
<<-Espèce de... Je vais passer pour un faible à cause de toi !>>
Je reprend mon portable, dit au revoir à Ulia et raccroche.
<<-Je te déteste.>>
 
 
 
*Oui je sais, c'est pas drôle du tout. Et oui je dis ça alors que je suis pliée en deux parce que je trouve ça trop marrant. (Mais c'est pas ma faute si je rigole pour n'importe quoi TwT)
**Ryry il espionne les conversations téléphoniques des gens c'est pas bien.../PAN !/
 
 
Oui oui, c'est n'importe quoi. Le début à la limite ça passe (?), mais ensuite c'est n'importe quoi. Je suis pas douée pour les dialogues... (Mais moi j'aime bien ces mi-disputes mi-amour -oui j'appelle ça comme ça u3u- c'est mignon et ça me fait oublier que c'est Ryuga...
Aurélie : Traduction : tu es tarée, tu écris de la m*rde... Et tu vas te faire tuer. Deux fois.
Pourquoi deux fois ? *voit Ryuga et Hatsu très très en colère* Je l'avais oubliée, celle-là... *court* J'en ai marre de tout ces psychopathes qui veulent ma peau T^T !!!!)

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 5

Envers et contre tous : chapitre 6 10/12/2015

PDV Nile Pyre :
Akihide frappe sur la porte depuis une demi heure. Je regarde mon réveil. Il est sept heures du matin. En baillant, je vais dans l'entrée et tourne la poignée. Étonnamment, il rentre calmement sans même me faire de reproches et se dirige vers la cuisine. Incrédule, je le regarde sortir une bouteille de whisky de sous l'évier et se servir un verre. Ou plutôt, me servir un verre. En effet, il me le tend. Je refuse d'un signe de la tête, mais il m'attrape par le poignet et me plaque contre le mur. J'avale difficilement ma salive.
<<-Mais qu'est ce que tu fais ?! Je m'exclame.
-C'est simple. Hier soir, par ta faute, je n'ai pas pu coucher avec une fille magnifique. Donc, il est logique que je me rattrape... Avec toi.>>
J'écarquille les yeux.
<<-Mais tu es devenu complètement malade !>>
Il ne répond même pas. Je constate qu'essayer de le raisonner ne sert à rien, attrape ma toupie et la lance. Cela fait plus d'un an que je ne l'ai pas utilisée, mais c'est ma seule chance. Et puis, aux grands maux les grands remèdes... Il lance la sienne avec une petite moue. Je m'apprête à attaquer avec mon coup spécial quand soudain sa Poison Vespa décrit un arc de cercle, frappe de plein fouet Horuseus et l'envoie valser à l'autre bout de la pièce. Il a cessé de tourner en moins d'une minute. Je me frotte les yeux, comme pour vérifier que tout ça n'est pas un mauvais rêve. Mais c'est bel et bien la réalité. Ce serait normal que j'aie un peu régressé, mais pas à ce point... Akihide s'approche dangereusement, quand une voix que je connais bien retentit dans l'entrée.
<<-Nile ? Tu es là ? C'est normal que la porte soit ouverte ?>>
Akihide détourne le regard, et je profite de cette diversion pour ramasser ma toupie et courir vers Kyoya.
<<-Ah, tu es là... Tu as oublié ton écharpe hier, et je suis venu te la rend...>>
Il s'interrompt en voyant mon air paniqué.
<<-Qu'est ce qui se passe ? S'enquiert il.
-Je n'en ai aucune idée... Akihide est devenu fou, et il je crois qu'il veut me...>>
Je sens le sang m'affluer à la tête et mes joues rougir.
<<-Hum, me... Violer...>>
Sa réaction ne se fait pas attendre. Il traverse l'appartement en courant et se jette sur mon colocataire, furieux.
<<-Je peux savoir ce que tu comptais faire à Nile ?! Hurle-t-il.>>
Akihide le regarde vaguement, mais il semble ailleurs. Après quelques minutes d'un silence assez étrange, il esquisse un sourire, puis se met à rire comme un hystérique. Kyoya se met à trembler de rage, lui attrape la tête et la cogne très violemment contre le mur. Un filet de sang coule doucement sur sa nuque. Je m'étrangle. Kyoya reprend ses esprits, et se rend compte de ce qu'il a fait. Ni lui, ni moi n'osons parler. Nous attendons, sans bouger. Mais qu'est ce que nous attendons ? Soudain, cette atmosphère de mort est brisée par un sanglot. Akihide se relève et s'appuie contre le mur, en larmes.
<<-Ça fait mal... Tu es méchant, Kyoya... Pleurniche-t-il avant de s'endormir, ou de s'évanouir, je ne sais pas trop.>>
Je n'en crois pas mes yeux, et me les frotte une seconde fois. Et pour la seconde fois, je suis bien obligé d'admettre que ce n'est pas un rêve mais bien la réalité. Mais qu'est ce qui se passe ? Tout à coup, la bouteille de whisky me revient en mémoire, et je comprend tout. Je m'approche lentement de mon colocataire. Comme je m'en doutais, il sent l'alcool à plein nez. Je me demande même comment je n'ai pas pu le remarquer avant. En tout cas, il n'a pas dû boire qu'un verre pour se retrouver dans cet état...
<<-Tu peux m'aider à le porter jusqu'à son lit ? Je demande à Kyoya en soupirant.
-Tu vas lui pardonner comme ça ?! S'exclame-t-il avec des yeux ronds.
-Je n'ai pas vraiment le choix...>>
Il continue à me fixer comme si c'était moi qui m'était pris un coup sur la tête, mais prend Akihide et le dépose dans sa chambre. Je le remercie et il repart. Je pousse encore un soupir, avant de m'écrouler sur mon oreiller. Plus jamais un matin pareil...
 
 
Je suis une dangereuse malade. C'est tout ce que j'ai à dire sur ce chapitre.
Kyoya & Nile : *avec des auras pas très rassurantes, voire diaboliquement démoniaques* C'est drôle, parce que nous, on aurait deux ou trois choses à dire...
Génial... *en a tellement marre de fuir qu'elle bouge même plus* Bon, quand vous avez fini de me tabasser, vous m'appelez...
Kyoya & Nile : Hein ?
Hatsu : Bon, ben si vous ne la tuez pas, moi je vais pas me gêner !!! *donne un grand coup d'armoire -me demandez pas où elle l'a trouvée... quelqu'un a perdu son armoire récemment ?- à Yuki*
Armoire : *passe au travers*
Tous : Qu'est ce que O.O ???
Aaaaaaah j'avais complètement oublié ! En fait chuis morte et là je suis un fantôme ^^ !

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 6

La plaque de verglas 25/12/2015

Et voilà... Mon premier mini-shot ! Bon, en bref, les minis-shot c'est mon concept de paresseuse qui consiste à écrire des one-shots super courts parce que je suis pas assez motivée pour en écrire des longs. *baille* Je me suis réveillée à six heures quinze du matin T~T
 
Par une froide journée d'hiver, une foule s'agitait sur la place de Keiri à l'occasion de la fête de Noël. Tous se dépêchaient d'acheter le sapin, les cadeaux, le foie gras... Tous ? Non. Seule au milieu des gens heureux et les bras chargés de leurs achats, une jeune fille était en colère, insultait les passants et donnait des coups de pied dans les murs, en sachant pertinemment que cela ne servait à rien. Après de longues minutes à effectuer ces efforts inutiles, sa poitrine fut prise de soubresauts, et elle courut se cacher dans une ruelle sombre, ou elle fondit en larmes. Un peu à l'écart, drapés dans une obscurité totale si bien que seul un ½il aguerri aurait pu le découvrir, un jeune homme la regardait, intrigué par cette étrange scène. Petit à petit, l'adolescente parvint à se calmer et, quand elle fit complètement remise, elle sortit de la petite rue. Là, elle fit quelques pas et dérapa aussitôt. Son mystérieux observateur se jeta sur elle et la rattrapa avant qu'elle n'ait touché le sol.
<<-Fais attention. Il y a du verglas. La prévînt-il avec un ton qui se voulait distant.>>
La patineuse improvisée rougit et baissa immédiatement la tête pour le cacher.
<<-Merci... Lâcha-t-elle à regrets.
-Bon, maintenant, dis-moi... Comment tu t'appelle et pourquoi est ce que tu pleurais comme ça ?
-Quoi ?!>>
Elle devint encore plus pivoine, si c'était possible, et s'en alla sans rien dire de plus. Elle n'arrivait pas à croire que quelqu'un l'ait vue agir faiblement et ne sachant pas comment réagir, elle préférait s'enfuir. Mais, manque de chance, l'autre ne comptait pas lâcher prise si facilement, la rattrapa et la prit fermement par le poignet.
<<-Si tu ne me répond pas, tu peux dire adieu à ta main. Menaça-t-il tranquillement.
-Tu es complètement malade ! S'exclama la jeune fille, tout en essayant vainement de se délivrer.>>
Après avoir échoué quelques tentatives pour retrouver sa liberté, elle finit par abandonner.
<<-Je m'appelle Mayu Hanabira... Avoua-t-elle honteusement.
-Kyoya Tategami. Et à propos de ma deuxième question ?>>
Mayu se mit à trembler. Son regard était noir et plein de rage.
<<-Ce ne sont pas tes affaires.
-Je m'en fiche pas mal. Répond.
-... Parce que demain, c'est Noël, et aussi mon anniversaire, que personne ne va me le souhaiter et que j'en ai assez. Et, c'est tout. Tu es content ?!>>
Kyoya desserra son étreinte en entendant le ton qu'elle avait employé. Elle en profita pour partir, furieuse et au bord des larmes à la fois. Une fois de plus, elle fut rattrapée en un temps record.
<<-Je sais ce que ça fait, d'avoir un anniversaire qu'on ne me souhaite jamais... Je peux le fêter avec toi, si tu veux. De toute façon, je n'aime pas Noël.>>
Mayu se remit à pleurer. Il l'emmena s'installer sur un banc en face de la plaque de verglas, et la serra dans ses bras jusqu'à ce qu'elle se calme. Et pendant tout le reste de la journée, ils regardèrent les gens glisser et tomber, en parlant de tout et de rien.
 
Aurélie : ... Yuki ?
Quoi ?! C'est très romantique de voir des gens se casser la gueule ! Enfin... *pointe la psychopathe* C'était son idée, pas la mienne -3-...

Tags : La plaque de verglas

La trêve 25/12/2015

Cela fait cinq jours, et je n'ai tué personne. Cinq jours que je suis au front, ou plutôt tapi dans une tranchée immonde où règnent le bruit des explosions d'obus, la terreur et les rats, et j'ai réussi à ne pas me salir les mains. Enfin, façon de parler... J'ai de la crasse sur le main, et surtout du sang, beaucoup de sang. Seulement, c'est le mien, qui coule sans s'arrêter de plaies que je me suis faites pendant la bataille. Mais toutes ces horreurs, toutes ces morts autour de moi, toute cette saleté, tout ce vacarme et tout ce carnage, ne sont pas grand chose. Certes, cette boucherie est inhumaine est devrait à tout prix être arrêtée, mais... Je n'ai ôté aucune vie et je ne me suis pas fait prendre la mienne, et de mon point de vue, c'est bien plus important. Soudain, la pluie d'obus s'arrête, et le silence s'installe. Le silence... Je n'avais jamais réalisé à quel point ce son était beau, avant d'en avoir été privé. Après m'être délecté quelques minutes de ce calme parfait, je me demande qu'est ce qui a bien pu provoquer l'arrêt du bombardement, et décide d'aller me renseigner. Imprudemment, je sors la tête de la tranchée. Je prend soin qu'on ne me voie pas, mais cela reste risqué. Au début, rien ne bouge. Puis, de la tranchée ennemie, sortent des soldats, armés seulement d'un drapeau blanc, qui s'aventurent dans le no man's land. Une petite patrouille composée de quelques officiers va à leur rencontre, et ils se mettent à parler. Même si en premier lieu, ils ne semblent pas comprendre, ils finissent par revenir et annoncer qu'exceptionnellement, pour Noël, une trêve allait être instaurée, mais qu'elle n'allait durer qu'un jour et une nuit. Aussitôt, les soldats se divisent. La majorité ont l'air heureux que la guerre, après quatre long mois, s'arrête, même pour une journée, mais beaucoup sont moins enthousiastes. Soit ils doivent craindre un piège, soit ils ne peuvent tout simplement pas accepter de faire une trêve ou pire, de fraterniser avec l'ennemi. À moins que ce ne soit les deux à la fois... Quant à moi, tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à la paix me convient. Finalement, entraînés par les autres, la plupart des réticents se décident à sortirent, et il ne reste bientôt plus qu'une dizaine de soldats dans la tranchée. J'attrape deux biscuits secs -tout ce qui me reste du colis que j'ai reçu hier-, et les mange en me baladant sur le champ de bataille, heureux de ne pas risquer de me faire tirer dessus au moindre pas. Soudain, plusieurs camarades m'abordent et me proposent d'aller avec eux du côté des allemands. J'accepte avec un enthousiasme modéré. Je crois que j'aurais préféré rester seul, mais je ne pouvais pas refuser. Je jette vaguement un coup d'½il aux masses de soldats, tentant de comprendre ou de se faire comprendre, et je cherche un moyen d'éviter de m'approcher. Je ne supporte pas les foules. Je finit par m'asseoir à côté d'un rouquin, allemand d'après son uniforme, qui a pour qualités d'être seul et loin du vacarme que font les autres. Il lève les yeux vers moi, et je me fige. Il n'est même pas majeur... Mais qu'est ce qu'il fait là ?! Soudain, les souvenirs de jeunes garçons de mon village qui avaient falsifié leur papiers pour partir plus tôt au front me reviennent en mémoire, et mon ventre se serre. Ils ne savaient pas ce qui les attendaient... En tout cas, j'imagine qu'il doit en faire partie.
<<-Je m'appelle Kyoya Tategami. Je dis simplement en lui tendant la main.>>
Il me regarde bizarrement, semble comprendre, et la serre en disant <<Nile Pyre>> suivi d'une phrase que je ne comprend pas. Nous continuons à parler, ou du moins à essayer, et petit à petit, nous réussissons à avoir une conversation malgré nos langues différentes. Après cinq jours au front, je me suis enfin fait un ami...
La trêve est terminée depuis seulement deux heures, et le combat est plus ardent que jamais. Tout l'esprit de solidarité et d'altruisme d'hier s'est envolé aussitôt que Noël s'est terminé. C'est triste. Mais, plus important... La bataille fait rage, et je ne sait pas où donner de la tête. Partout, des tirs fusent. C'est un vrai carnage, des cadavres jonchent le sol, le vacarme est insoutenable, et ma vue se trouble. Je ne distingue plus que des formes à peine humaines, qui bougent dans tout les sens. Alors, je perd le contrôle de mon propre corps, et je tire. Mes sens reviennent aussitôt, et je comprend ce qui se passe. J'ai tué... Quelqu'un. J'ai tué quelqu'un. J'ai tué... Non ! C'est impossible... Je m'approche, je dois le sauver, je, je... Je le reconnais. Nile. Devant moi, les yeux révulsés, un filet de sang au coin de la bouche et une tâche rouge au niveau du c½ur. Je l'ai tué. J'ai tué quelqu'un. J'ai tué Nile. Les mains tremblantes, je pointe mon fusil sur mon cou, et je tire. Je sourit. J'ai débarrassé le monde d'un assassin. Joyeux Noël...

Tags : La trêve