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Envers et contre tous : chapitre 7 07/01/2016

Mon chapitre est très officiellement... Bizarre. Et court. 
Aurélie : *regard noir*
*faux sourire* Et... Et j'en suis fière !
Bref... Je sais, j'ai du retard, mais c'est pas ma faute ! J'étais en Égypte pendant les vacances (c'était trop bien *^*... mais il n'y avait pas de connexion) !
 
PDV Nile Pyre (oui encore) :
Je reste quelques minutes les yeux fermés, allongé sur mon lit, et laisse à mon esprit un peu de temps pour digérer tout ce qui vient de se passer. J'essaie d'oublier le comportement d'Akihide, en vain. Plus je tente d'effacer ce mauvais souvenir de ma mémoire, et plus il s'incruste profondément. Après bien des efforts, j'arrive quand même à me concentrer sur autre chose. Et je revois ma défaite pitoyable. Rien que d'y repenser, j'ai la tête qui tourne*. Je sors prendre l'air, et en profite pour m'éloigner le plus possible de mon colocataire. Je m'assied sur un banc et soupire. À quel point suis-je devenu faible ? Après une courte hésitation, je décide de vérifier et lance Horuseus. Il n'a pas fait un mètre que je perds le contrôle et qu'il s'arrête en s'écrasant contre un mur. C'est encore pire que ce que j'avais pu constater pendant mon combat contre Akihide. J'ai du mal à y croire... J'ai perdu absolument toutes mes compétences en Beyblade. Mais... Qu'est ce qu'il me reste ? Un seul mot me vient à l'esprit, et quel mot... Rien. J'ai perdu ma force, mon courage, et, pire que tout, Estelle. J'aurais tellement préféré ne jamais la connaître. Je n'aurais pas eu à subir la douleur de ne plus pouvoir la revoir... Si je suis venu au Japon, c'était parce que je pensais que j'y serais plus heureux... Pourtant, depuis que je vis ici, il ne m'est arrivé que des désastres. Je devrais peut être retourner en Égypte ? Ce n'est pas la première fois que j'envisage de repartir, mais... Mais maintenant j'en suis sûr.
<<-Je n'ai pas ma place ici. Je murmure, la gorge serrée.>>
Soudain, quelqu'un m'interpelle. Je tourne la tête, et aperçois Henna en train de courir vers moi. Je range rapidement Horuseus, et m'approche d'elle en essayant, vainement, de sourire.
<<-Nile ! Tu n'aurais pas vu Kyoya ? Me demande-t-elle en reprenant son souffle.
-Il est passé chez moi, il y a...>>
Je marque une pause, essayant de retrouver une notion de temps.
<<-Un quart d'heure ? Je finis par répondre, hésitant.
-Génial, donc il n'est pas mort. Je devrais être habituée à ce qu'il aille n'importe où sans prévenir, depuis le temps... Bref... Tu tombe bien, je voulais te parler !
-De quoi ?
-Écoute, je ne connais pas, comment dire... Toute l'histoire, mais pourquoi tu ne passe pas à autre chose ?>>
Je la fixe sans trop comprendre.
<<-Est ce que tu parle d'Estelle ?>>
Elle hoche légèrement la tête, plutôt gênée.
<<-Parce que je n'y arrive pas. Ça fait trop mal de tourner la page.
-Mais tu te fais encore plus de mal en pensant à elle, non ?>>
Pendant une seconde, j'hésite à lui dire que c'est bien là, le problème. Je n'ai pas d'issue. Je ne peux pas la tourner, cette page. Et pas seulement à cause de mon amour pour Estelle. Si elle savait... Si elle savait que c'est elle, qui pourrait m'aider à passer à autre chose... Mais je ne peux rien lui dire, elle ne peux pas connaître la vérité, et même si c'était le cas, je suis certain qu'elle resterait avec Kyoya.
<<-Nile ?>>
Henna me fixe droit dans les yeux. J'ai toutes les difficultés du monde pour soutenir son regard.
<<-Qu'est ce qu'il y a ?
-Tu n'as pas répondu à ma question. Me rappelle-t-elle simplement.>>
Je ne sais pas quoi dire. Sans avoir aucune idée de ce que je fais, je pars, sans un mot. J'ai à peine fait quelques pas qu'elle m'attrape l'épaule.
<<-A... Attend ! Excuse moi... J'ai touché un point sensible, pas vrai ? Je ne t'en parlerai plus, je te promets...>>
Je tourne légèrement la tête dans sa direction, et l'observe minutieusement. Elle a vraiment l'air désolée.
<<-Si tu veux, on peut... Aller manger... Commence-t-elle, plutôt hésitante. Pour me faire pardonner, je t'offre un déjeuner !>>
Je ne sais toujours pas quoi répondre. Je cherche vainement un rapport, et finit par accepter d'un hochement de tête. Je comprend. Toi non plus, tu ne sais plus quoi faire, Henna...
<<-Gé-génial... Tu préfère qu'on aille dans un restaurant, où chez moi...
-Chez toi, ce sera très bien.>>
Après cette très brève conversation, nous nous raisons et marchons silencieusement jusqu'à son appartement. Toujours sans un mot, elle ouvre.
<<-F-Fais comme chez toi... Bredouille-t-elle, toujours aussi gênée.>>
Je m'assied sur le canapé, et attend. Quoi exactement ? Je n'en sais rien... Je regarde vaguement autour de moi, et aperçois des feuilles de papier sous un fauteuil. Drôle d'endroit pour mettre des choses... Je demande à Henna ce que ça signifie, elle me rejoint dans le salon, encore plus intriguée que moi. Elle se baisse et ramasse les feuilles, puis commence à les lire. Aussitôt, elle pâlit.
<<-Factures impayées... Dernier rappel... Mais qu'est ce que c'est que ça ?>>
 
*Contrairement à sa toupie/PAF/OK OK je sors si vous insistez
 
Beurk, il y avait beaucoup trop d'hétéro dans ce chapitre... Je déteste... *croise le regard d'Aurélie* Euh, je veux dire, c'est génial, parce qu'en plus comme je suis une fille, si Nilou est hétéro ça veut dire que je vais pouvoir me le taper !
Aurélie : *vire au vert fluo -me demandez pas comme ou pourquoi elle fait ça, c'est parce que c'est Aurélie. point barre-* Tu es malade. Et tu me rend malade.
Mais je sais que je suis malade ! *tousse* Stupide rhume ou je sais pas trop quoi...
Aurélie : Tu fais vraiment RIEN d'autre que te plaindre, en fait...
Non, je me pose des questions, aussi ! Si Nile avait mangé ce qu'Henna avait préparé, tu crois qu'il serait mort ?
Aurélie : Tu es COMPLÈTEMENT malade.

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 7

Envers et contre tous : chapitre 8 11/02/2016

PDV Kyoya Tategami :
Je franchis la barrière et m'assied par terre, laissant mes jambes se balancer dans le vide. Je sors de ma poche une photo du temps où Estelle était encore en vie. Je m'en souviens comme si c'était hier. On l'avait prise à une fête foraine. Estelle et Nile sont au milieu, tous les deux avec un sourire radieux collé aux lèvres. Autour, Gingka, Kenta, Madoka et Benkei arborent eux aussi des mines joyeuses. Et enfin, seul, le plus loin d'eux possible et en train de feindre de ne pas les connaître, moi. Je soupire. C'était le bon temps...
<<-Vous ne devriez pas rester là. C'est dangereux de s'assoir au bord d'un précipice. Ce n'est pas pour rien qu'il y a des barrières ! Lance soudain une voix inconnue.>>
Je me retourne, et aperçoit un homme blond et habillé entièrement en bleu clair.
<<-Ça vous regarde, peut être ? Je répond d'un ton tranchant.
-J'essayais juste d'être serviable, pas besoin de s'énerver... Dit-il en s'en allant.>>
Aussitôt qu'il a disparu de mon champ de vision, je me calme. Je suis vraiment sur les nerfs en ce moment... Je range ma photo, me relève et commence à marcher. Ce n'est quand même pas ma faute si j'aime cette falaise... Si j'aime sentir le vent sur mon visage... Si j'aime y passer des heures, loin de tout mes problèmes... Mes problèmes. Je ne sais pas si j'arriverais encore à les cacher très longtemps... Qu'est ce que je pourrais bien faire ? J'ai beau chercher une solution depuis des mois, je n'ai toujours pas trouvé. Quel casse-tête... Soudain, je regarde autour de moi, et, à ma grande stupeur, je suis devant chez moi. J'étais tellement occupé à réfléchir, que je n'ai pas remarqué que je m'étais mis à marcher. Et mes jambes m'ont conduit ici toutes seules... C'est étrange... Enfin, maintenant que je suis ici, autant y rester. J'ouvre la porte, entre et trouve Henna et Nile, en train de trier des papiers que je reconnais aussitôt. Toutes mes factures impayées... J'ai un mouvement de recul, mais Henna tourne la tête vers moi. Une profonde incompréhension peut se lire sur son visage.
<<-Kyoya... Qu'est ce que c'est que toutes ces factures ? Dis moi que c'est une blague...>>
Je ne sais pas quoi répondre, et reste muet. Un silence gênant s'installe, jusqu'à ce que Nile se lève.
<<-Vous savez quoi ? Ce ne sont pas mes affaires, alors... Je vous laisse ! Lance-t-il tout en s'en allant.>>
Il a de la chance. Lui au moins, il peut partir... D'ailleurs, je ne sais même pas ce qu'il faisait ici.
<<-Alors ?>>
Je ne dis toujours rien.
<<-Kyoya...>>
Soudain, quelqu'un sonne. Sauvé par le gong... Je me dépêche d'aller ouvrir. À la porte, je découvre une jeune fille blonde en train de regarder fixement ses pieds.
<<-Je peux vous aider ? Je dis le plus poliment possible, espérant ainsi avoir une très longue conversation.
-Euh, euh... Je-je... Bredouille-t-elle.>>
Elle relève la tête, et je constate qu'elle est rouge pivoine.
<<-Je suis votre nouvelle voisine, j-je... M'appelle Emmy Berenolt... Et...>>
Elle me tend un papier cartonné blanc aux bordures dorées.
<<-Je fais une fête ce soir chez moi, ceci est votre invitation ! J'espère que vous viendrez ! Au-au revoir ! Finit elle par dire beaucoup trop vite à mon goût.
-Attendez ! Je m'appelle Kyoya Tategami, enchanté... Vous ne voudriez pas entrer et boire quelque chose ? Je propose, tentant toujours de faire traîner la discussion le maximum possible.
-Je-je ne voudrais pas déranger...
-Ne vous inquiétez pas, vous ne me dérangez pas du tout !
-Je suis désolée, m-mais il faut que... Que j'installe mon lave-linge... Ravie d'avoir fait votre connaissance, en tout cas !>>
Elle fait une sorte de révérence*, et retourne chez elle. Ce qui signifie... Que je vais devoir tout expliquer à Henna. Celle-ci toussote un peu pour me rappeler sa présence, comme si je pouvais l'oublier, et prend sa voix la plus douce.
<<-Kyoya, je te jure que je ne vais pas me mettre en colère contre toi... Mais dis moi simplement ce que tout ça signifie...>>
Toujours sans dire un mot, je ferme la porte, me dirige vers le salon et m'assied sur un fauteuil. Je reste muet pendant quelques minutes, quand soudain je me souviens... De quelque chose que j'avais tout fait pour oublier... Et pourtant, c'est ma seule option.
<<-C'est compliqué... Je finis par répondre. Vois-tu... Notre compte en banque est à sec depuis des mois.
-Quoi ? Mais pourquoi ne me l'as tu pas dit ?!
-Je pensais que j'arriverais à trouver une solution qui pourrait nous sortir de là, et je ne voulais pas t'inquiéter, alors je t'ai caché toute cette histoire... Seulement, tu as trouvé ces factures. Mais tu sais quoi ? Je dis en me levant. J'ai trouvé une solution. Maintenant, si tu veux bien m'excuser...>>
Sur ces mots, je pars en courant, sous le regard surpris d'Henna. Le paysage défile à toute vitesse, et je n'y prête pas attention. Dès que je suis hors de portée, je ralentis. J'ai plutôt envie de reculer, mais je n'ai pas le choix. Je m'aventure dans les quartiers chics de la ville, et baisse la tête. Cette atmosphère riche et luxueuse m'oppresse... Je tente de ne pas trop y prêter attention et me dirige droit vers un bâtiment gigantesque. À l'entrée, une sorte de vigile commence par me refuser l'accès, mais semble me reconnaître pour une raison inconnue, mais que je peux facilement deviner, et quitte son poste pour m'accompagner au troisième étage. Là, un large couloir rempli d'une multitude de portes s'offre à moi. Je suis déjà venu ici, et par conséquent je sais exactement où je dois aller, et choisit la dernière à droite. Je ne me suis pas trompé. La pièce est vide, à l'exception, au fond, d'un bureau sur lequel est posé un petit cactus en pot, et d'un fauteuil tourné de façon à ce que je ne puisse voir que le dossier. Mais il est derrière, je sens sa présence.
<<-Alors comme ça, tu as changé d'avis, Kyoya...
-Ne crois pas que cela change quoi que ce soit. Je te trouve toujours abject, Doji.**>>
 
                                                                                                                                    Aurélie
 
*C'est Emmy. C'est normal qu'elle fasse ça.
**Je pense que tout le monde avait deviné à "cactus", mais on sait jamais...
 
 
Yuki : AAAAAAAARGH MAIS QU'EST CE QUE T'AS FAIS ORÉO ?!!!!!!
Aurélie : J'ai pris le contrôle de ton corps et écrit ton chapitre à ta place parce qu'en trois semaines, tu avais à peine choisi le point de vue.
Yuki : En quoi c'est tes affaires ?!!! Ça ne te regarde pas !!! T'as complètement pourri ma fiction... Il se passe rien dans ce chapitre à cause de toi T~T...
Aurélie : Moi, je trouve qu'il se passe beaucoup de choses, au contraire -_-
Yuki : Non il se passe rien !!! Et puis de toute façon... Rend moi mon corps espèce de #?@%¥ !!! T'es en train d'abîmer mon meilleur profil !!!
Aurélie : *complètement désespérée* Je t'ai déjà rendu le contrôle de ton corps, et de toute façon c'est pas comme ça que ça s'abîme... Bref, désolée si ce chapitre est... Ce qu'il est, j'aurais pu faire mieux, je sais, mais c'est tout ce que j'ai eu le temps de faire en un soir. *fait une révérence à la Emmy* Sumimasen !

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 8

29 février 29/02/2016

Aaaaah j'adore le 29 février ! *fille bizarre*
Mayu : Mais pourquoi ?
Parce que c'est le jour le plus rare de l'année et que ce qui est rare est forcément bien !
Mayu : Ah bah non ! *pointe Kyoya* Un idiot comme ça y en a pas deux et pourtant il est vraiment pas bien...
Kyoya : Espèce de !
C'est beau l'amour. Bref pour fêter ce jour, j'ai écrit un one-shot où Kyoya est un peu con...
Mayu : Ça c'est bien vrai.
Et où Mayu n'est pas beaucoup mieux, d'ailleurs...
Mayu : Hé !






J'ai toujours haï le jour de mon anniversaire. Il m'effraie. Ce jour est maudit. Les gens qui ont peur des vendredis 13 ou d'Hallowen sont tous des idiots. Le vrai jour de l'horreur, c'est le 29 février. À chacun de mes anniversaires, j'ai enchaîné catastrophe sur catastrophe. Que ce soit des petits problèmes futiles, comme la fois où j'ai perdu mes clés, ou des choses bien plus graves. Une voiture m'a percuté à 0 heure 1 du matin le jour de mes douze ans, juste après qu'on se soit foutu de moi en me disant que j'en avais trois. Je suis tombé dans le coma, et comme par hasard, à 23 heures 59, je me suis réveillé. Alors d'accord, ça aurait pu être pire, j'aurais pu rester endormi bien plus longtemps qu'un jour. Mais quand même. Ça a suffit à me convaincre que je mourrais un 29 février. Encore heureux que ça n'arrive que tout les quatre ans... Mais malheureusement, dans très exactement deux minutes, ce jour maudit arrivera. Ce qui veut dire que je vais passer vingt-quatre heures enfermé chez moi à compter les secondes en espérant que rien ne se passe de trop grave. Bon, récapitulons. J'ai coupé l'électricité pour éviter de m'électrocuter, l'eau au cas où elle deviendrait empoisonnée, j'ai solidement attaché tout mes meubles et tout mes objets plus ou moins dangereux, pour ne pas qu'ils me tombent dessus si jamais il y a un tremblement de terre, j'ai fermé hermétiquement les fenêtres et les portes, on ne sait jamais, il peut toujours y avoir une épidémie d'une maladie mortelle, j'ai prévenu tout le monde de ne surtout pas venir, ils pourraient très bien me tuer accidentellement, et je me suis enfoui sous ma couette, juste en face de l'horloge. J'espère que je n'ai rien oublié... La moindre inadvertance pourrait me coûter la vie. Soudain, j'entend la sonnette. Qui est l'imbécile qui vient me déranger ? Je ne bouge pas d'un pouce. Qui que ce soit, je n'ouvrirais pas.
<<-Kyoya !!! Tu es là ???>>
Mayu ? Mais qu'est ce qu'elle fait ? À contrec½ur, je fais quelques pas vers la porte, mais j'hésite encore.
<<-Kyoya, je t'ai entendu, je sais que tu es ici, alors ouvre-moi !>>
Finalement, je prend la clé, déverrouille, et tourne la poignée. Aussitôt, Mayu me saute dessus.
<<-C'était quoi, ce message ?! Comment ça, personne ne doit te déranger pendant vingt-quatre heures, question de vie ou de mort ?! Me demande-t-elle avec inquiétude.
-Rien, mon c½ur... Retourne te coucher, il est tard...
-Kyoya, je sais très bien que quelque chose ne va pas. Si tu étais dans ton état normal, tu ne m'appellerais pas ainsi.
-Ce n'est rien, je suis juste fatigué...
-Menteur !
-C'est la vérité...
-Alors explique moi ton message.>>
Je ne sais pas quoi répondre.
<<-Une blague ? Je tente, pas très convaincu.
-Très bien. Dans ce cas, ça ne te dérange pas si je reste avec toi, aujourd'hui ?>>
À ce moment précis, elle sourit diaboliquement, et je sais que je n'ai pas d'autre options que d'avouer.
<<-Très bien. Tu me promets que tu ne vas pas te moquer de moi, le raconter à tout le monde, ou me traiter de malade mental ?
-Je le jure.
-Aujourd'hui, nous sommes le 29 février, tu sais ?
-Oui, et ? Ce n'est qu'un jour comme les autres... Dit-elle, intriguée.
-Pour toi peut être, mais en ce qui me concerne, c'est très différent. Ce jour est maudit.
-Une... Malédiction ?>>
Elle fait une moue.
<<-C'est n'importe quoi. Moi qui pensait que tu ne croyais pas en ce genre de bêtises... Tu m'as pourtant dit toi-même que la magie, c'était bon pour les enfants et les imbéciles.
-Exactement. Mais ce n'est pas de la magie, ni de la superstition.
-Alors qu'est ce que c'est ?!>>
Je ne sais pas quoi dire. Elle semble assez énervée. Après plusieurs longues minutes de silence, elle frappe violemment dans le mur, et entre non sans me pousser exprès au passage.
<<-Tu n'es vraiment qu'un idiot... Et un gamin, aussi.
-Tu avais promis de ne pas m'insulter.
-Non, j'ai promis de ne pas te traiter de malade mental. Nuance. Enfin, bref. Je vais te prouver, moi, que ta "malédiction" n'existe pas et que tu es un crétin.*>>
Sur ces mots, elle s'installe sur mon canapé, et se met à réfléchir.
<<-Mayu. Sort. Maintenant. Ou tu vas m'attirer des ennuis.
-Ça serait bien...**
-Sort, part, va t'en, dégage ! Je dois te le dire en quelle langue ? Dehors !
-Non !
-Je t'en supplie, Mayu... On va dire que c'est mon cadeau d'anniversaire, d'accord ?
-C'est ton anniversaire ?>>
Son visage s'éclaire, et elle semble avoir une idée. Je crains le pire.
<<-Tu ne le savais pas ?
-Non ! Je comprend enfin pourquoi tu m'avais qu'on ne fêtait pas ton anniversaire non plus... Mais en tout cas, c'est une excellente nouvelle ! Viens, on va aller t'acheter un cadeau !>>
Elle se lève, me prend par le bras, et tente de m'emmener dans le couloir.
<<-Mayu, est ce que tu le fais exprès ? Je vais rester ici, et toi tu vas me laisser tranquille, c'est clair ?!
-Jamais de la vie. Je te dois un anniversaire réussi°, tu te souviens ?
-Mayu, si tu continues, je te plaque.
-J'en ai rien à faire.*** Et de toute façon, tu n'oserais pas, alors viens !>>
Elle a à peine terminé sa phrase qu'elle me pousse sur le palier et claque la porte.
<<-Mayu... La clé était à l'intérieur !>>
Elle hausse les épaules, me prend par le haut du T-shirt et me traîne**** sur au moins trois mètres, sans compter les escaliers, avant que je me relève et que je l'immobilise.
<<-Tu vas arrêter, oui ou non ?!!>>
Je la gifle violemment. Elle tombe à la renverse, et je me rend compte de mon geste. Non...
<<-Mayu ?>>
Elle se remet debout, mais sa tête reste baissée. Elle tremble légèrement. Je crois... Je crois qu'elle pleure.
<<-Mayu, je suis désolé... Est-ce que ça va ?>>
Elle s'essuie à plusieurs reprise les yeux, et finit par murmurer "ce n'est rien" d'une voix brisée. Je la prend dans mes bras, doucement.
<<-Je suis désolé. Je suis désolé. Je suis désolé.>>
Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je me sens tellement impuissant, tellement lamentable...
<<-Je sais. Ce n'est pas grave.
-Je suis désolé.>>
Alors, elle se libère de mon étreinte, recule de quelques pas, et me donne une claque magistrale. Je reste bouche bée.
<<-Voilà, comme ça on est quittes. Fait elle en affichant un sourire pourtant triste.>>
Soudain, je comprend en voyant son visage qu'elle n'a pas fait ça pour se venger. Elle savait très bien que je ne pourrais que culpabiliser si elle ne prenait pas sa revanche. Mayu... J'attrape sa main, et nous commençons à marcher.
<<-Où est ce que tu m'emmène ? Demande-t-elle après plusieurs minutes.
-Aucune idée.>>
Étonnamment, ma réponse semble la satisfaire. Nous errons encore quelques temps à travers la ville endormie, et nous arrivons... Là. Maintenant, je sais où aller. Nous nous dirigeons droit vers un certain banc, et nous nous asseyons.
<<-C'est ici que nous nous sommes rencontrés, tu te souviens, Mayu ?
-Comme si je pouvais oublier...>>
Et nous nous embrassons.
 

Épilogue***** :
Le jour se lève, et je me réveille aussi. Je n'ai même pas pris conscience de m'être endormi. Je sens un poids sur mon torse. Mayu y est allongée, encore endormie. Je caresse doucement ses cheveux. Soudain, je remarque la date, inscrite en majuscules sur l'horloge de la place. Premier mars... Le 29 février est déjà passé ? Et pourtant... Je ne suis pas mort, pas dans le coma, même pas blessé ? Je regarde à nouveau Mayu.
<<-Tu es contente ? C'est toi qui avais raison... Il n'y a pas de malédiction.>>
Et pour la première fois de ma vie, je me dis que je ne hais pas tant que ça le jour de mon anniversaire.
 
 
 
*Mayu = la fille sympa
**Mayu = la fille très sympa
***Mayu = la fille trop sympa
****Au fait, je vous avais dit qu'en plus d'être très sympa et d'avoir un prénom qui me fait penser à un pot de mayonnaise, elle était aussi hyper forte ? #SuperMayu
*****Oui je mets un épilogue dans un one-shot moi chuis une folle wesh !!!
°Voire mon one-shot spécial Noël numéro 1, "La plaque de verglas"


Aurélie : ... C'est n'importe quoi ce one-shot.

Tags : One-shot spécial 29 février - 29 février

Kyoka Tategami (dessin) 06/03/2016


La Voix : Tu t'es remise à dessiner, Yuki ?
Eh ouais...
La Voix : Hum... Et donc, c'est qui elle ?
Le genderbend d'onii-chan, elle s'appela Kyoka ^^
La Voix : Tu dessine mieux qu'avant... Mais c'est toujours moche. Moi, la Sainte Voix...
*regard extrêmement noir à la Sakura*
La Voix : *trop terrifiée pour parler*
Je savais bien qu'apprendre à faire ça pourrait me servir un jour...
Mamie Detravers : Ça vaut pas une sulfateuse...
Une quoi ? *se fait tirer dessus* EUH OK ÇA VA J'AI COMPRIS !!!!
Kyoka : *de mauvaise humeur* Vos gueules !
Kyoya : *remarque Kyoka et hurle* Yuki... EST CE QUE TU M'AS DESSINÉ EN VERSION FILLE ??!!!!
*hurle encore plus fort* OUI POURQUOI ?!!!!
Kyoya : *devient sourd*
Kalys : Tiens c'est vrai ça, pourquoi tu l'as dessiné en fille et pas en mec ?
... Parce que j'ai pas le courage de dessiner les cheveux de Kyoya. *réfléchit* C'est vrai qu'il est moche, ce dessin... Par contre chuis fière du Léone que j'ai dessiné owo ... Bon bref, je devrais mieux le colorier ou le laisser comme ça ? Parce que je sens déjà arriver la catastrophe si j'essaie de colorier onee-chan...
Kyoka : Mais je suis pas ta s½ur !
Si !!!
Tous : Cherche pas à comprendre.
Mamie Detravers : Une catastrophe ? C'est que c'est intéressant toussa... *prend son fusil* Si vous voulez, je vous en fait une gratuite !!!
Tous (ou presque) : REVIENS AURÉLIE, C'EST ENCORE PLUS LE BORDEL SANS TOI T^T !!!

Tags : Dessin - Kyoka Tategami

Envers et contre tous : chapitre 9 24/03/2016

(ENFIN !!!!!)

 
Bon, comme j'ai pas envie de raconter comment Kyoya va faire pour résoudre ses problèmes d'argent, et que de toute façon je reste indécise sur ce point-là, je vais aujourd'hui vous présenter... Euh... Qu'est ce qu'il me reste à présenter ? *fouille dans ses papiers* Ulrich, Ulia, Ryuga... *fronce les sourcils* C'est quoi, ça ? Ça se mange ? *hausse les épaules* Bon, ça doit pas être important !° Bref... Ah, voilà, aujourd'hui, je vais vous présenter la rencontre entre Estelle et Nile ! Et pour ça, je vais mettre le point de vue de... *suspense !
Pence : Salut, moi c'est Pence !
C'est dégueulasse. Bon bref, je vais mettre le point de vue de...*
Pas de Nile, et pas d'Estelle non plus ! Ah ben oui, c'était tellement logique et évident, je vais parler d'eux, alors c'est tout à fait normal que je mette pas leur point de vue ! ... Au fait, je vous ai présenté mon cousin ? Je le loge chez moi parce que Aurélie et Sakura sont parties et que j'ai peur quand je suis toute seule la nuit... Euh, attendez, personne n'a besoin de savoir ça !!! Je vous ordonne de l'oublier tout de suite !!! Breffeuh, voilà mon cousin !
Nick : Salut, moi c'est Nick. Nick Lalogique.
La Voix : Je sais pas pourquoi, mais son nom me dit rien qui vaille...
*grand sourire* Tu veux que je te présente mon autre cousin ? Dan Gereux ?
La Voix : Non merci...
Enfin bref je parle, je parle, je suis conne, je met beaucoup trop de "bref", et cette introduction devient beaucoup trop longue ! Alors je vais arrêter dans... Trois... Deux... Un... (Hyper vitesse !!! Euh, je veux dire...) Maintenant !
°Oui je sais je les ait pas fait apparaître depuis hyper longtemps ^^' désolée...
 
PDV Nile Pyre (au fait, j'ai changé d'avis !/PAN/Quoique vu l'état d'esprit totalement différent du Nile du passé, on dirait vraiment un peu une autre personne... je crois) :
Je m'esquive le plus discrètement possible, laissant Henna et Kyoya seuls. Leurs affaires ne me regardent pas, et, même si cette histoire de factures m'intrigue, il est préférable que je reste en dehors de ça. Je retourne dans la rue, et me demande qu'est ce que je pourrais bien faire. Je finis par choisir de rentrer chez moi. Seulement, alors que j'étais en train de marcher, je tombe sur... Ce parc. Notre parc...
[flash-back]
Je suis épuisé. J'ai passé la semaine entière à déballer des cartons. Si j'avais su que c'était si difficile de déménager, je ne sais pas si je l'aurais fait... Mais maintenant que j'ai enfin terminé, je ne sais pas trop quoi faire. Ce sont les premiers jours de classe, alors je n'ai pas encore de devoirs. Après quelques hésitations, je décide de sortir. J'ai justement remarqué un petit parc tout près de chez moi, et j'y vais tranquillement, pousse la minuscule grille de fer, m'engage sur le chemin de sable, et ne regrette pas du tout mon choix. C'est tellement joli... Il y a des arbres tout autour du chemin, et à quelques mètres, je distingue un bac à sable où des enfants jouent gaiement. Il y a des bancs, à côté, pour que leurs mères puissent les surveiller, et derrière, se trouve une magnifique fontaine de pierre blanche. Je me dirige vers elle, et m'assoit sur le bord. J'observe les autres gens, émerveillé. Cette scène est si paisible, le silence est troublé uniquement par quelques rires clairs et doux... Je n'ai jamais vu de parcs comme ça, en Égypte. Il y a bien les jardins du palais de mon père, mais ils sont vides. À part quelques horticulteurs qui viennent les entretenir et ma s½ur qui s'y promenait parfois, il n'y a personne, et surtout, ils sont vides de sens. C'est ma mère qui a fait planter les arbres qu'ils contiennent, et pourtant elle n'y a jamais mis les pieds, elle y a à peine jeté un coup d'½il quand leur décoration a été terminée. Personne ne les admirait, personne ne jouait dedans, ils ne servaient à personne. Ils avaient beau être luxueux et presque royaux, ils étaient bien inutiles. Et voilà que, dans cette petite ville comme il en existe tant d'autres dans le monde, je trouve un parc, qui ne dois pas coûter très cher en entretien, et qui pourtant est cent fois plus utile et cent fois plus gracieux que les jardins hors de prix de mes parents. Quelle ironie...
<<-Excusez-moi !>>
Je sursaute. Aussitôt, ma chemise se retrouve exposée à l'eau de la fontaine... Et finit trempée avant même que j'ai pu voir qui m'avait parlé.
<<-Oh mon Dieu ! Je suis désolée ! Je ne croyais pas... Je ne savais pas... Je ne voulais pas... Je, je... Je ne pensais pas que vous alliez réagir de cette façon !>>
Je tourne la tête vers cette voix, fluette et assez douce, qui m'a sorti de mes pensées de manière pourtant si brutale.* Et je tombe sur un ange. Cette fille... Elle est tellement splendide et rayonnante que j'en reste le souffle coupé. Elle a de superbes cheveux mauves et des yeux de la même couleur, et elle est habillée entièrement en lilas, et elle est magnifique... À côté d'elle, même ma s½ur, qui faisait passer les plus éblouissantes filles du pays pour des laiderons grossiers et disgracieux, ressemble à une serpillière.** Elle est juste... Parfaite.
<<-Hu... Hu-hum ! Monsieur...>>
Je retrouve aussitôt le don de la parole.
<<-Oui, euh... Ne vous inquiétez pas pour moi, ce n'est rien ! Ma chemise va sécher ! Et... Vous pouvez m'appeler Nile, si vous voulez... Et me tutoyer...
-Moi c'est Estelle Strassia, enchantée... Mais... Si je t'ai dérangé... Encore une fois, j'en suis désolée !
-Ce n'est pas grave !
-Merci d'être si compréhensif... Si je t'ai dérangé, c'était pour te demander, si, hum... Est ce que tu accepterais d'être mon modèle ?
-Modèle ?
-Oui !>>
Elle me tend un carnet de croquis.
<<-J'aimerais devenir artiste ! Et... Tu avais l'air si beau, à réfléchir contre cette fontaine...
-Eh bien, pourquoi pas ? Si je n'ai pas l'air trop stupide avec mes vêtements trempés... Je répond avec un sourire.>>
Elle rit doucement.
<<-Tes cheveux sont plein d'eau aussi, tu sais...
-Vraiment ?>>
Je passe la main dedans, et effectivement, ils sont mouillés. Je hausse les épaules.
<<-Eh bien, je vais attraper un rhume et mourir... Tant pis ! J'aurais vécu quatorze ans, ce n'est déjà pas mal !***>>
Elle pouffe, puis, une fois calmée, va s'asseoir sur un des bancs. En tirant la langue, elle se met à dessiner. J'ai trouvé un square mignon et une fille encore plus mignonne... Eh bien, au moins, je n'ai pas perdu ma journée ! J'attend un peu, sans bouger, en l'observant simplement, et au bout d'une seconde, -ou d'une demi-heure peut être ? Je n'ai plus de notion de temps quand je la regarde...- elle se dirige vers moi et me montre son croquis. C'est une esquisse crayonnée, sans couleurs, mais pourtant rayonnante de joie. J'ai du mal à croire que c'est moi qui suis représenté. Ce garçon, sur le papier, son sourire est sincère et lumineux, tellement différent du mien... Ce n'est pas mon sourire, c'est le sien.
<<-Ton dessin est très joli.
-Merci...
-Comme la grande artiste qui l'a réalisé.
-A-arrête ! Je vais rougir !!! Proteste-t-elle, réellement rouge.
-J'insiste. Mademoiselle, vous êtes la plus charmants créature qu'il m'ait été donné de rencontrer. Pourriez-vous me faire l'honneur de me suivre dans mon humble demeure, pour que nous fassions connaissance autour d'une boisson ? Je dit, tout en esquissant une légère révérence et en lui tendant la main.>>
Après une légère hésitation, elle la prend.
<<-C'est d'accord !
-Tu m'en vois ravi. Je m'excuse d'avance pour le désordre, je viens d'emménager...
-Oh, vraiment ? Tu voudras que je te montre le quartier ?
-Ce serait un plaisir...>>
Et, main dans la main, nous continuons à parler de tout et de rien, comme si nous étions amis depuis toujours.
[fin du flash-back]
C'est ici que je l'ai rencontrée... Ici. Et si je ne m'étais pas promené dans ce parc ? Si je ne m'étais jamais arrêté à la fontaine ? Serait-elle toujours en vie à l'heure qu'il est ? Estelle... Je pousse la grille, qui est un peu rouillée maintenant, et fait un grincement strident en bougeant, et entre. Les arbres, le bac à sable, les bancs et la fontaine sont toujours là. Même les gens sont encore là. Ce ne sont pas les mêmes, certes, mais ils ont une attitude semblable et jouent, et parlent, et surveillent leur progéniture exactement comme avant. Tout est pareil, et pourtant tout est différent. Parce que si je m'assied sur la fontaine, et que je me mets à réfléchir, aucune fille aux cheveux mauves ne viendra me faire sursauter, et manquer de me faire tomber à l'eau. Parce que même si je reproduit exactement la même scène qu'il y a deux ans, tout aura pourtant changé. Parce que tu n'es plus là... Dans un mouvement désespéré, je m'assied quand même sur le bord du bassin. Je m'apprête à repartir, quand soudain, j'ai la sensation que quelqu'un sourit. Alors, je regarde le ciel, et je comprend tout. Je comprend que tu m'as vu. Et c'est presque comme si je t'entendait dire "Idiot... Je suis toujours là. La seule chose qui a changé, c'est toi.".
 
*On ne change pas une équipe qui gagne, Nile est toujours complètement dans la Lune. *long soupir* Mon pauvre Nilou-chan, t'es tellement stupide dans mes fictions... Comme tout le monde, d'ailleurs...
**Oui, il vient bien de traiter sa s½ur de serpillière.
Natsuko : *yeux en feu* Niiiiiile... Tu vas souffrir !!!
Calme-toi, Natsu, s'il te plaît... ^^'
***#lol c'est drôle la mort hein !
 
Nick : Aaaaaah... Cette histoire me rappelle comment on s'est connus, chérie...
Dream : Exactement. C'était sur Pluton, le 30 février d'une année bissextile...
WTF ?!! Mais ça existe pas le 30 février, et puis, c'est qui cette fille, et qu'est ce qu'elle fout là ?!!!
Nick : Yuki, je te présente ma copine, Dream. Je l'ai invitée.
Dans ma maison ?
Tous : C'est PAS ta maison. C'est celle d'Aurélie que tu squattes depuis deux ans sans permission.
...... Je vous ai déjà montré ma collection de timbres ? Elle est... Dans ma poche...

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