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29 février 29/02/2016

Aaaaah j'adore le 29 février ! *fille bizarre*
Mayu : Mais pourquoi ?
Parce que c'est le jour le plus rare de l'année et que ce qui est rare est forcément bien !
Mayu : Ah bah non ! *pointe Kyoya* Un idiot comme ça y en a pas deux et pourtant il est vraiment pas bien...
Kyoya : Espèce de !
C'est beau l'amour. Bref pour fêter ce jour, j'ai écrit un one-shot où Kyoya est un peu con...
Mayu : Ça c'est bien vrai.
Et où Mayu n'est pas beaucoup mieux, d'ailleurs...
Mayu : Hé !






J'ai toujours haï le jour de mon anniversaire. Il m'effraie. Ce jour est maudit. Les gens qui ont peur des vendredis 13 ou d'Hallowen sont tous des idiots. Le vrai jour de l'horreur, c'est le 29 février. À chacun de mes anniversaires, j'ai enchaîné catastrophe sur catastrophe. Que ce soit des petits problèmes futiles, comme la fois où j'ai perdu mes clés, ou des choses bien plus graves. Une voiture m'a percuté à 0 heure 1 du matin le jour de mes douze ans, juste après qu'on se soit foutu de moi en me disant que j'en avais trois. Je suis tombé dans le coma, et comme par hasard, à 23 heures 59, je me suis réveillé. Alors d'accord, ça aurait pu être pire, j'aurais pu rester endormi bien plus longtemps qu'un jour. Mais quand même. Ça a suffit à me convaincre que je mourrais un 29 février. Encore heureux que ça n'arrive que tout les quatre ans... Mais malheureusement, dans très exactement deux minutes, ce jour maudit arrivera. Ce qui veut dire que je vais passer vingt-quatre heures enfermé chez moi à compter les secondes en espérant que rien ne se passe de trop grave. Bon, récapitulons. J'ai coupé l'électricité pour éviter de m'électrocuter, l'eau au cas où elle deviendrait empoisonnée, j'ai solidement attaché tout mes meubles et tout mes objets plus ou moins dangereux, pour ne pas qu'ils me tombent dessus si jamais il y a un tremblement de terre, j'ai fermé hermétiquement les fenêtres et les portes, on ne sait jamais, il peut toujours y avoir une épidémie d'une maladie mortelle, j'ai prévenu tout le monde de ne surtout pas venir, ils pourraient très bien me tuer accidentellement, et je me suis enfoui sous ma couette, juste en face de l'horloge. J'espère que je n'ai rien oublié... La moindre inadvertance pourrait me coûter la vie. Soudain, j'entend la sonnette. Qui est l'imbécile qui vient me déranger ? Je ne bouge pas d'un pouce. Qui que ce soit, je n'ouvrirais pas.
<<-Kyoya !!! Tu es là ???>>
Mayu ? Mais qu'est ce qu'elle fait ? À contrec½ur, je fais quelques pas vers la porte, mais j'hésite encore.
<<-Kyoya, je t'ai entendu, je sais que tu es ici, alors ouvre-moi !>>
Finalement, je prend la clé, déverrouille, et tourne la poignée. Aussitôt, Mayu me saute dessus.
<<-C'était quoi, ce message ?! Comment ça, personne ne doit te déranger pendant vingt-quatre heures, question de vie ou de mort ?! Me demande-t-elle avec inquiétude.
-Rien, mon c½ur... Retourne te coucher, il est tard...
-Kyoya, je sais très bien que quelque chose ne va pas. Si tu étais dans ton état normal, tu ne m'appellerais pas ainsi.
-Ce n'est rien, je suis juste fatigué...
-Menteur !
-C'est la vérité...
-Alors explique moi ton message.>>
Je ne sais pas quoi répondre.
<<-Une blague ? Je tente, pas très convaincu.
-Très bien. Dans ce cas, ça ne te dérange pas si je reste avec toi, aujourd'hui ?>>
À ce moment précis, elle sourit diaboliquement, et je sais que je n'ai pas d'autre options que d'avouer.
<<-Très bien. Tu me promets que tu ne vas pas te moquer de moi, le raconter à tout le monde, ou me traiter de malade mental ?
-Je le jure.
-Aujourd'hui, nous sommes le 29 février, tu sais ?
-Oui, et ? Ce n'est qu'un jour comme les autres... Dit-elle, intriguée.
-Pour toi peut être, mais en ce qui me concerne, c'est très différent. Ce jour est maudit.
-Une... Malédiction ?>>
Elle fait une moue.
<<-C'est n'importe quoi. Moi qui pensait que tu ne croyais pas en ce genre de bêtises... Tu m'as pourtant dit toi-même que la magie, c'était bon pour les enfants et les imbéciles.
-Exactement. Mais ce n'est pas de la magie, ni de la superstition.
-Alors qu'est ce que c'est ?!>>
Je ne sais pas quoi dire. Elle semble assez énervée. Après plusieurs longues minutes de silence, elle frappe violemment dans le mur, et entre non sans me pousser exprès au passage.
<<-Tu n'es vraiment qu'un idiot... Et un gamin, aussi.
-Tu avais promis de ne pas m'insulter.
-Non, j'ai promis de ne pas te traiter de malade mental. Nuance. Enfin, bref. Je vais te prouver, moi, que ta "malédiction" n'existe pas et que tu es un crétin.*>>
Sur ces mots, elle s'installe sur mon canapé, et se met à réfléchir.
<<-Mayu. Sort. Maintenant. Ou tu vas m'attirer des ennuis.
-Ça serait bien...**
-Sort, part, va t'en, dégage ! Je dois te le dire en quelle langue ? Dehors !
-Non !
-Je t'en supplie, Mayu... On va dire que c'est mon cadeau d'anniversaire, d'accord ?
-C'est ton anniversaire ?>>
Son visage s'éclaire, et elle semble avoir une idée. Je crains le pire.
<<-Tu ne le savais pas ?
-Non ! Je comprend enfin pourquoi tu m'avais qu'on ne fêtait pas ton anniversaire non plus... Mais en tout cas, c'est une excellente nouvelle ! Viens, on va aller t'acheter un cadeau !>>
Elle se lève, me prend par le bras, et tente de m'emmener dans le couloir.
<<-Mayu, est ce que tu le fais exprès ? Je vais rester ici, et toi tu vas me laisser tranquille, c'est clair ?!
-Jamais de la vie. Je te dois un anniversaire réussi°, tu te souviens ?
-Mayu, si tu continues, je te plaque.
-J'en ai rien à faire.*** Et de toute façon, tu n'oserais pas, alors viens !>>
Elle a à peine terminé sa phrase qu'elle me pousse sur le palier et claque la porte.
<<-Mayu... La clé était à l'intérieur !>>
Elle hausse les épaules, me prend par le haut du T-shirt et me traîne**** sur au moins trois mètres, sans compter les escaliers, avant que je me relève et que je l'immobilise.
<<-Tu vas arrêter, oui ou non ?!!>>
Je la gifle violemment. Elle tombe à la renverse, et je me rend compte de mon geste. Non...
<<-Mayu ?>>
Elle se remet debout, mais sa tête reste baissée. Elle tremble légèrement. Je crois... Je crois qu'elle pleure.
<<-Mayu, je suis désolé... Est-ce que ça va ?>>
Elle s'essuie à plusieurs reprise les yeux, et finit par murmurer "ce n'est rien" d'une voix brisée. Je la prend dans mes bras, doucement.
<<-Je suis désolé. Je suis désolé. Je suis désolé.>>
Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je me sens tellement impuissant, tellement lamentable...
<<-Je sais. Ce n'est pas grave.
-Je suis désolé.>>
Alors, elle se libère de mon étreinte, recule de quelques pas, et me donne une claque magistrale. Je reste bouche bée.
<<-Voilà, comme ça on est quittes. Fait elle en affichant un sourire pourtant triste.>>
Soudain, je comprend en voyant son visage qu'elle n'a pas fait ça pour se venger. Elle savait très bien que je ne pourrais que culpabiliser si elle ne prenait pas sa revanche. Mayu... J'attrape sa main, et nous commençons à marcher.
<<-Où est ce que tu m'emmène ? Demande-t-elle après plusieurs minutes.
-Aucune idée.>>
Étonnamment, ma réponse semble la satisfaire. Nous errons encore quelques temps à travers la ville endormie, et nous arrivons... Là. Maintenant, je sais où aller. Nous nous dirigeons droit vers un certain banc, et nous nous asseyons.
<<-C'est ici que nous nous sommes rencontrés, tu te souviens, Mayu ?
-Comme si je pouvais oublier...>>
Et nous nous embrassons.
 

Épilogue***** :
Le jour se lève, et je me réveille aussi. Je n'ai même pas pris conscience de m'être endormi. Je sens un poids sur mon torse. Mayu y est allongée, encore endormie. Je caresse doucement ses cheveux. Soudain, je remarque la date, inscrite en majuscules sur l'horloge de la place. Premier mars... Le 29 février est déjà passé ? Et pourtant... Je ne suis pas mort, pas dans le coma, même pas blessé ? Je regarde à nouveau Mayu.
<<-Tu es contente ? C'est toi qui avais raison... Il n'y a pas de malédiction.>>
Et pour la première fois de ma vie, je me dis que je ne hais pas tant que ça le jour de mon anniversaire.
 
 
 
*Mayu = la fille sympa
**Mayu = la fille très sympa
***Mayu = la fille trop sympa
****Au fait, je vous avais dit qu'en plus d'être très sympa et d'avoir un prénom qui me fait penser à un pot de mayonnaise, elle était aussi hyper forte ? #SuperMayu
*****Oui je mets un épilogue dans un one-shot moi chuis une folle wesh !!!
°Voire mon one-shot spécial Noël numéro 1, "La plaque de verglas"


Aurélie : ... C'est n'importe quoi ce one-shot.

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