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Le jeu de l'Enfer : chapitre 2 27/08/2015


PDV Yu Tendo :
<<-Start ! Hurle Ariane.>>
Les portes s'ouvrent, et j'entre. C'est génial !!! Il y a une forêt, et la pièce est éclairée exactement comme si on était dehors ! J'espère qu'on va s'amuser ! J'ai pas compris toutes les règles du jeu, mais il a l'air trop bien ! Je cours dans tout les sens, je veux tout voir !!!
<<-Je te rappelle que nous n'avons pas de temps à perdre. Dit Tsubasa, visiblement beaucoup moins enthousiaste que moi.>>
Il s'engouffre dans la forêt. Il est vraiment rabat-joie... Pourquoi on ne pourrait pas s'amuser ? C'est un jeu après tout... Je le suit à contrec½ur. J'ai un peu peur de me perdre, tout se ressemble ici...
<<-T'es pas marrant. Il faut profiter de la vie ! Je lui fait remarquer.
-Oui, et c'est pour ça que j'ai besoin des dix milles dollars.
-Et cupide, avec ça...
-J'ai besoin d'argent, d'accord ?! Et puis si ce n'est pas pour ça, tu es venu pour quoi ?
-Parce que je m'ennuyais ! Je répond en faisant une petite grimace.>>
Il soupire. Vraiment, je n'aime pas ce type.

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Soudain, nous trouvons une clairière. Enfin quelque chose d'intéressant ! Ça doit faire une heure que nous marchons... Et au fond, une petite maison, qui a l'air tout droit sortie d'un livre d'image. C'est la fin du jeu ? J'espère que non... Je veux m'amuser plus. Je me précipite vers la maisonnette et ouvre la porte. Et là, je tombe sur la dernière chose que j'aurais imaginé voir derrière. Trois ours. Je sens mes yeux s'écarquiller. Je dois courir, mais mes jambes sont paralysées. Le plus gros s'approche et me donne de puissants coup de griffes. J'ai atrocement mal, des larmes coulent sur mes joues. Je perd mon sang à une vitesse inimaginable. Il a touché mon ventre, et mes organes se déversent sur le sol. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je suis mort. Non, c'est pas possible... Ce n'est pas juste... Je suis trop jeune... J'aurais aimé... J'aurais tellement aimé vivre plus longtemps... Je verse une dernière larme, et abandonne pour toujours la vie.
 
PDV Gingka Hagane :
Ryuga entre sans dire un mot. Décidément, il n'a pas l'air commode... Il me fait même un peu peur. Pourtant, cet endroit est extraordinaire ! À droite, il y a une gigantesque mare, devant nous se trouve une forêt, et tout au fond, on distingue un château... C'est peut être là qu'on doit aller ? J'ai un certain doute, là dessus... Enfin, en tout cas, on ne voit pas ça tout les jours ! Je comprends mieux que ces trois filles soient prêtes à distribuer leur argent comme ça, sans aucune contrepartie. Elles doivent être richissimes ! Contrairement à moi... Je soupire. Ma vie est vraiment... Invivable depuis que mes parents sont morts en me laissant un si maigre héritage. Soudain, je manque de tomber à la renverse. Un lapin est passé à toute vitesse juste entre mes deux jambes. J'ai bien failli lui tomber dessus... Mais... Il porte une veste ? Elles ont dit que c'était la zone "d'Alice au Pays des Merveilles", mais quand même... 
Soudain, je relève les yeux et voit que Ryuga s'est arrêté.
<<-Bon, tu viens ou tu attends de crever ?!!! Dit il, visiblement en colère.>>
 
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Au bout d'une demi-heure de marche, toujours rien. J'ai essayé plusieurs fois d'engager la conversation, mais tout ce que j'ai réussi à obtenir est un regard noir. Ryuga est vraiment effrayant... Soudain, il s'arrête. On est arrivés ? Je stoppe aussi, et observe le paysage. Ouah... La forêt disparaît pour laisser place à une clairière, elle même vite remplacée par... Des champignons géants ! Je reprends la marche, le nez en l'air pour mieux voir. Comme je ne regarde pas devant moi, je me heurte vite à un des champignons, et des centaines de millions de spores se déversent sur moi. Je tousse, et secoue le bras pour enlever celles qui se trouvent devant ma bouche. J'en ai quand même avalé pas mal en respirant. J'ouvre les yeux, que j'avais fermé pour ne pas que de la poussière rentre dedans, mais là où se trouvait l'obstacle, se dresse... Un gigantesque hamburger ! J'en ai l'eau à la bouche, et ne peux m'empêcher d'en prendre un morceau. Ça a un goût bizarre... Mais ce n'est pas mauvais. Soudain, il disparaît lui aussi. Mais qu'est ce qui se passe ici ? Je ne comprend pas... J'entend un bruit de pas derrière moi. Je me retourne, et voit... Mes parents ?! Mais qu'est ce que... C'est impossible ! Mon père est mort il y a un mois et ma mère il y au moins douze ans !
<<-Tu vas bientôt ne rejoindre... N'est ce pas génial, Gingka ? Mon chéri... Bientôt, nous seront réunis tout les trois, dans quelques secondes, nous allons enfin être heureux ! Dit elle en souriant.>>
Ma respiration se bloque. J'étouffe... Au secours, à l'aide ! Quelqu'un... Je vous en supplie... Soudain, plus rien. Je me sens juste... Bien.

Tags : Fiction - Le jeu de l'Enfer - Chapitre 2

Envers et contre tous : chapitre 2 01/10/2015

Oui je sais, ça part un peu en steak ce chapitre, et les pensées de Kyoya en particulier -_-' (enfin moi je trouve)... Mais fallait bien que je vous fasse un petit résumé de ce qui s'est passé il y a un an. Je mettrais peut être quelques flash-backs plus tard, mais pour l'instant je trouve que ça serait pas génial génial... À part ça, si vous savez lire, vous avez remarqué dans le précédent chapitre, Kyoya était une guimauve sentimentale... Et vous pensiez que c'était impossible de faire pire ? Ah ah ! Naïfs que vous êtes ! J'ai fait BIEN pire ! Aujourd'hui, je vous présente Kyoya amnésique, qui ne se souvient même pas de ce qu'il a fait il y a une semaine ! (vous verrez, vous verrez...)

PDV Kyoya Tategami :
Nile se réveille en sursaut. Je détourne instantanément le regard, je ne veux pas qu'il sache que je le fixais pendant tout ce temps. Il relève la tête, et je sais aussitôt qu'il a rêvé... Ça se lit sur son visage... D'Estelle. De mon premier amour. Le sien aussi, d'ailleurs. Quand il est sorti avec elle, je la lui ait laissée. Je savais dès le départ qu'elle ne me verrait jamais autrement que comme un ami. Mais lui, il avait toutes ses chances. Ils s'aimaient tellement tout les deux, autant que moi et Henna, voire plus. À mon avis, ils seraient encore ensemble si... Si ce n'était pas arrivé. Je m'en souviens parfaitement, c'était l'anniversaire de Nile, mais personne n'avait pensé à acheter de gâteau. Alors elle est allée en chercher un, toute seule dans la nuit. Et elle s'est fait poignarder. Il a été complètement détruit quand il l'a su. Et il ne s'en est toujours pas remis. Il ne pourra sans doute jamais oublier, ça l'a trop marqué. Je sais pertinemment qu'il n'arrive pas à tourner la page. Et moi, je culpabilise. Comme tout ceux qui étaient présent. Nous avons été trop paresseux pour accompagner Estelle. Et elle est morte à cause de ça. Maintenant au moins, elle est avec sa vraie famille, les anges. C'était un ange. Il suffisait de voir le monde qu'il y avait à son enterrement pour s'en rendre compte. Et les torrents de larmes qui ont été versés. Même si je n'avouerais jamais à quiconque que j'ai pleuré pendant trois heures sans pouvoir m'arrêter. Quand à Nile... Eh bien, non seulement il a pleuré toutes les larmes de son corps, mais beaucoup plus. Je me suis même demandé comment il avait fait pour ne pas mourir déshydraté. Et même quand il a arrêté pleurer, ça ne s'est pas arrangé pour autant. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi amorphe de toute ma vie. Il a dû passer un bon mois presque sans bouger. Même pour qu'il mange, j'ai dû le supplier et manquer de l'étrangler avec une petite cuillère pour qu'il accepte d'avaler trois bouchées par jour. Sans compter tout les comprimés inutiles prescrits par des médecins tous aussi incompétents les uns que les autres. Ça aurait pu durer comme ça très longtemps, mais un jour, il s'est repris un main. Je ne sais pas ce qui s'est passé, peut être qu'il s'est rendu compte que ça ne servait à rien de se lamenter sur son sort, mais toujours est il qu'il s'est remis à sortir, à gérer sa vie à peu près correctement et il n'a plus parlé d'Estelle. Mais néanmoins, aucun de nous n'a été capable de faire comme si rien ne s'était passé. Et même si l'état de Nile s'était amélioré, il passait quand même la plupart de son temps à déprimer. Et ça, ça ne s'est toujours pas arrangé. Même si moi, j'ai réussi à tourner la page, -surtout parce que j'ai rencontré Henna, d'ailleurs- je sais pertinemment que lui, il n'y est pas arrivé. Je comprend. Lui, il aurait pu vivre heureux avec Estelle, alors que moi je savais depuis le début qu'elle ne m'aime fait pas. Je fais de mon mieux pour l'aider, mais il va bien falloir, un jour ou l'autre, que je regarde la vérité en face... Tout mes efforts ne servent à rien. Je ne peux qu'espérer qu'il rencontre quelqu'un qui puisse lui faire oublier Estelle. Et ça, ça ne risque pas d'être facile... Soudain, je regarde à côté de moi. Il n'est plus là. Alors, je sort et jette un coup d'½il dans la rue d'à côté. Comme prévu, Nile y est, replié sur lui même, en train de pleurer silencieusement. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, et je ne sait toujours pas quoi faire. À sa place, je n'aimerais pas que quelqu'un m'aperçoive en larmes... Alors je me contente de retourner auprès d'Henna, et de faire semblant de n'avoir rien vu, même si je doute que ça soit une bonne solution. Dans un certain sens, je fuis. Aussitôt, elle se met à me poser toutes sortes de questions, elle me demande où j'étais, pourquoi je ne fais rien alors que c'est moi qui ai proposé de venir ici, et toute sorte d'autres choses sans importance. Je n'écoute pas ce qu'elle me dit, mais sa voix m'apaise. Et c'est exactement ce dont j'ai besoin. Je ferme les paupières, et acquiesce de temps en temps pour qu'elle ne s'aperçoive pas que je suis complètement ailleurs, mais une douleur vive me force à revenir sur terre. J'ouvre brusquement les yeux et m'aperçois qu'Henna est en train d'étirer mes joues au maximum.
<<-Ch-chtop, cha fait mal... Je prononce avec difficulté.>>
Elle arrête immédiatement, mais lève les yeux aux ciel.
<<-Qu'est ce qu'il y a ? Tu es encore inquiet pour Nile ? Demande-t-elle.
-Pas vraiment, mais...
-Mais quand même un peu. Kyoya, je ne comprend pas. Pourquoi tu fais ça ?
-Faire quoi ?
-Comment dire... Je ne sais pas, tu ne crois pas que tu le surprotège ? Ce n'est pas une très bonne idée, crois moi, j'en sais quelque chose...>>
Je suis surpris par ces phrases. Le surprotéger ?
<<-Je ne fait pas ça !>>
Elle semble un peu étonnée.
<<-Tu n'as pas remarqué ? Tu es bien le seul... À chaque fois qu'il lui arrive quoi que ce soit, tu prend automatiquement sa défense...
-C'est mon ami, c'est normal.
-Kyoya, la semaine dernière tu as frappé un sixième parce qu'il avait envoyé un ballon dans sa direction... C'est tout sauf normal !>>
Sérieusement ? Je fouille dans ma mémoire. En effet, je me souviens de la scène. Mais je pensais que c'était à l'époque où j'étais seul, et que j'avais fait ça parce qu'il était entré dans mon espace vital. Je dois faire une drôle de tête, parce qu'Henna soupire.
<<-Ne me dis pas que tu ne t'étais pas rendu compte de tes réactions excessives...
-Je crois que j'en ai peut être fait un peu trop... Mais je te jure que ça partait d'une une bonne intention ! Je t'ai déjà parlé d'Estelle ?
-Celle... Celle qui est morte ?>>
Je hoche tristement la tête. Mais avant que j'ai pu dire quoi que ce soit, Ulia arrive.
<<-Vous n'auriez pas vu Nile ? Ça doit bien faire cinquante ans que je le cherche partout !>>
Décidément, cette fille a le chic pour ruiner les grands moments. Enfin, ça me soulage un peu. Je ne sais pas trop comment j'aurais pu décrire la bonté d'Estelle. C'est impossible... Oui, c'est décidément impossible de décrire un ange.

Tags : Envers et contre tous - Fiction - Chapitre 2

Sacrifiée (Sentiments : chapitre 2) 01/09/2016

(Suite de "Seul")
 
PDV Mayu Hanabira :
Je m'assied sur une chaise de la salle à manger, pose la tête sur la table et pousse un long soupir.
<<-Aaaah... C'est trop compliqué, d'arriver en milieu d'année... Je gémis.
-Je suis désolée de t'infliger ça, Mayu. Mais, tu comprends... Je dois le voir. J'en ai besoin.
-Si tu le dis... Au fait, Ludvina, j'ai rencontré un garçon.
-C'est notre premier jour dans ce lycée, j'espère bien que tu as fait des rencontres et que tu ne t'es pas enfermée dans les toilettes toute la journée !>>
Je souris.
<<-Non, je veux dire... J'ai rencontré un garçon... Spécial.
-Dans quel sens ?
-Je ne sais pas... Il était... Bizarre. À première vue, j'ai trouvé que c'était un empoté doublé d'un impoli parce qu'il m'est rentré dedans et qu'il m'a fait tomber sans même s'excuser. Seulement, après, on a commencé à parler... Il a vraiment un sale caractère ! Mais... Je n'ai aucune idée de pourquoi, mais je l'aime bien...
-C'est bien que tu te fasse des amis.
-Qu-quoi ?! Mais ce n'est pas mon ami ! Je viens de te dire que c'était un empoté avec un sale caractère ! Si tu veux savoir, je le trouve stupide !>>
Je croise les bras et essaie d'effacer le rouge qui apparaît sur mes joues. Elle rit doucement. Elle me connaît trop bien... Je change de sujet.
<<-Au fait, il ressemble à quoi, ton Kyoya ?
-Il est magnifique...
-Non, enfin, comment dire... Tu n'aurais pas une photo de lui ou quelque chose dans le genre ? Comme ça, si je le trouve, je te préviendrais tout de suite !
-Euh, oui, je dois avoir ça...>>
Elle fouille dans son sac, et en sort une photographie qu'elle a probablement dû imprimer et puis qu'elle a plastifiée. Je la regarde de plus près, et me fige.
<<-Par contre, elle a quatre mois... Il ne devrait pas avoir trop changé depuis, mais on ne sait jamais, il peut très bien s'être fait la boule à zéro ou quelque chose comme ça, et ça serait un peu plus compliqué de le reconnaître.>>
Elle sourit, amusée, mais je ne l'écoute déjà plus. Ce mec... C'est celui de tout à l'heure ! Oh, oh... Et ça veut dire que... Je suis tombée amoureuse de l'ex-petit ami de ma s½ur qui l'a quittée il y a trois mois, qu'elle aime toujours et pour lequel elle a déménagé en quittant sa ville natale, sa maison, notre s½ur, notre mère et... Tout, quoi. Sauf moi. Non, non, non... C'est pas possible... Pourquoi est-ce que ça doit arriver ?! Il y a des milliards d'autres garçons sur Terre, pourquoi est-ce que c'est tombé sur lui ?!
<<-Je... Je vais dans ma chambre... Je bredouille, choquée et désespérée.
-Hein ? Ah, eh bien... Fais comme tu veux.>>
Je me lève, y vais en courant et m'écroule sur mon lit. Je ne peux quand même pas faire ça à Ludvina... C'est ma s½ur, et ma meilleure amie. C'est la seule en qui j'ai confiance, et qui me comprend... Mais... Kyoya ne l'aime pas, il faut être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Or, justement, son amour la rend aveugle... J'ai envie de hurler. Mais pourquoi tout est si compliqué ?! Je prend mon oreiller, enfouit ma tête dedans, et crie. Ça me calme un peu. Et maintenant, qu'est-ce que je vais faire ? Je soupire. Maintenant, c'est à Kyoya de décider... Et s'il n'est pas amoureux de moi, eh bien... Je n'aurais plus qu'à le laisser à Ludvina. Mais... Et s'il m'aime ?
Kyoya me prend par le bras.
<<-Est-ce que je pourrais te parler une minute ? Demande-t-il d'un air grave.
-Euh... Oui... J'accepte avec un peu d'hésitation.>>
Il m'emmène assez loin pour que les autres élèves n'entendent pas notre conversation. Mon c½ur bat à tout rompre. Je suis pétrifiée de terreur. Faites qu'il ne dise pas ce à quoi je pense, faites qu'il ne dise pas ce à quoi je pense...
<<-Voilà, Mayu, je...>>
Il prend une grande inspiration.
<<-Je t'aime.>>
J'ai l'impression que le sol s'est ouvert sous mes pieds, et d'être tombée dans une gigantesque fosse. Non, non, non, non, non... Ce n'est pas possible, ça ne peut pas arriver. J'aperçois Ludvina du coin de l'½il.
<<-Je... Je ne peux pas ! Je m'exclame, avant de partir en courant.>>
Je me dirige vers chez moi, quand ma s½ur me rejoins.
<<-Qu'est-ce qu'il te voulais ?
-Rien... Je mens.>>
J'accélère le pas. La dernière personne que j'ai envie de voir, c'est bien elle. Elle semble se rendre compte que j'ai besoin d'être seule, et ralentis. Une fois arrivée à l'appartement, j'ouvre la porte, la referme, vais droit dans ma chambre, m'écroule sur mon lit et pleure toutes les larmes de mon corps. Je viens de rejeter quelqu'un qui était probablement l'homme de ma vie. Je veux mourir. J'essaie de le prendre sous un autre angle, ce qui parviens tout juste à éloigner un peu mes envies de suicides. Je suis une héroïne martyre. Je me suis sacrifiée pour le bonheur de ma s½ur.
 
 
 
Bon. Vous vous souvenez de Seul, mon one-shot nul et prévisible ? J'ai décidé d'en faire une mini-fiction en trois chapitres, parce que vraiment, il était trop m*rdique, que je n'aime pas rester sur un échec et que j'ai toujours voulu rattraper cette erreur. Je vous retrouve jeudi prochain pour le dernier chapitre ! (je n'oublie pas Envers et contre tous, mais j'ai ni l'inspiration ni la motivation pour continuer à écrire cette fiction...)

Tags : Fiction - Sentiments - Chapitre 2 - Sacrifiée

Divinité (Anges, démons et dieux : chapitre 2) 13/07/2017

PDV neutre :
En débarquant de l'avion, Kyoya se demanda pourquoi il avait choisi l'Égypte comme destination. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait eu l'impression que c'était la meilleure et la seule chose à faire. Pourtant, il n'avait jamais réellement était attiré par ce pays. Certes, sa mythologie était fort intéressante, et ses pyramides impressionnantes, mais à part cela... Non, décidément il ne voyait pas. Il prit un taxi, qui l'amena jusqu'à son hôtel. Un peu délabré, mais il ne pouvait s'empêcher d'aimer cela. Cela lui rappelait son enfance, et même s'il n'avait jamais supporté de voir sa mère si pauvre, et qu'il avait dû subir de nombreux malheurs à cause de cela, il avait tout de même partagé avec sa famille des grands moments de bonheur et des belles tranches de fou rire. Eux au moins, ils ne le considéraient pas seulement comme "l'ami de Gingka"... Considéraient. Au passé. Maintenant, aussi horrible que cela lui paraisse, ça avait changé. Son frère Kakeru lui avait demandé de lui ramener un autrographe de l'élu de la Clarté la dernière fois qu'ils s'étaient vus, et sa s½ur Leana lui avait passé un dessin du rouquin qu'elle avait fait, en lui ordonnant de le lui donner, et de lui parler d'elle par la même occasion. Même sa tendre mère lui avait assuré qu'elle était fière de lui pour savoir s'entourer ainsi. Elle qui ne lui avait jamais dit auparavant qu'elle était fière de lui. Il avait déchiré le dessin en mille morceaux, et n'avait jamais parlé à son ami de sa famille. Il s'était simplement recroquevillé sur lui-même, et avait pleuré. Les trois personnes les plus proches de lui, les seuls êtres humains sur lesquelles il pensait pouvoir compter... L'avaient trahi. Avaient oublié qui il était réellement. Étaient comme tous les autres. Il n'était jamais allé leur rendre visite, depuis lors. Mais, malgré tout cela, il chérissait et regrettait son enfance bénie, durant laquelle il était autre chose que "l'ami de Gingka". Durant laquelle il était quelqu'un en lui-même. Durant laquelle il existait, et pas seulement à travers quelqu'un d'autre. Il soupira tristement. Enfin, cette époque était, pour son plus grand malheur, révolue... Il fallait maintenant aller de l'avant. Toujours s'entraîner, toujours se battre, dans une tentative désespérée d'atteindre un but inaccessible. Il y avait de quoi être découragé... Il secoua la tête. S'il avait fui d'une manière si lâche, si indigne de lui et de son objectif, c'était bien pour cesser d'y penser... Mais c'était impossible. Car, après tout... Il n'existait que par Gingka. Comment s'échapper de ses réflexions sur lui ? Aller dans un autre pays ne servait à rien, puisqu'au fond, la personne qu'il fuyait était une partie de lui-même. Mais il voulait tenter sa chance. Tout essayer, avant de se résigner et de s'abandonner à la douleur. Lutter, même s'il se savait condamné. Il décida de partir se promener pour oublier tout cela, et sortit de l'hôtel. Ses pas le conduisirent loin de la ville, loin de tous ces êtres humains qui lui rappelaient qu'il n'en était plus tout à fait un. Un instrument, voilà ce qu'il était... Il rit doucement, amèrement. Il s'éloigna du reste du monde, jusqu'à ce qu'il n'entende plus que son souffle, et ne voie plus, autour de lui, que du sable. Il se demanda s'il ne valait pas mieux qu'il se perde dans l'immensité du désert, et qu'il meure de chaud et de déshydratation, mais repoussa cette idée. Il prenait simplement une pause, cela ne signifiait pas qu'il avait renoncé à se battre... Jamais il ne mourrait de son plein gré, d'une manière si idiote.
<<-Et je combattrait jusqu'à ce que je vainque, ou que mort s'ensuive.
-Tu es bien déterminé, dis-moi. Une voix inconnue murmura d'un ton presque narquois.>>
Il sursauta, et se retourna, cherchant qui avait prononcé ses mots mais ne le trouvant pas. Son esprit lui avait-il joué un tour ?
<<-Je suis là.>>
Un jeune homme aux traits délicats et aux cheveux à moitié roux et à moitié brun apparut dans une brume lumineuse. Ce n'était pas possible, cela ne pouvait pas être...
<<-De la magie ?
-Effectivement.
-Comment peux-tu la maîtriser ? Seuls les anges et les démons ainsi que les humains auxquels ils sont liés en sont capables !
-C'est là que tu te trompes... Les dieux aussi ont cette faculté.
-Les... Dieux ?
-Oui. On voit des anges et des démons se rendre sur Terre pour se lier à des hommes une fois par siècle, ce qui est déjà assez rare... Mais il existe un phénomène qui l'est encore plus. Un dieu fait la même chose... Chaque millénaire.
-Que ? Mais...
-Je suis ce Dieu. Je me présente... Nile Pyre, Dieu-Roi du Soleil ! Quant à toi... Tu es celui que j'ai choisi pour être mon partenaire.
-C'est une blague ?!>>
Ses yeux étaient exorbités, et il suffoquait.
<<-Absolument pas. Tu devrais te sentir honoré...>>
Le jeune homme, si c'en était un, s'approcha de lui.
<<-C'est le plus grand privilège qu'un humain puisse avoir.>>
À ces mots, il posa une main de chaque côté de son visage, et l'embrassa par surprise. Aussitôt, il sentit quelque chose se former autour de son âme. Quelque chose d'indéfinissable, mais dont il pouvait facilement deviner la nature... Un lien. Dès que Nile recula, il chancela. Toutes ces nouvelles... C'était trop pour lui. Il avait bien lu, il y a très longtemps, que cette histoire de dieux était vraie, mais... Il ne pouvait pas croire qu'il avait été choisi. Lui. Kyoya Tategami. Parmi tous les humains de ce millénaire. Sa tête se mit à tourner. Soudain, une énergie chaude et inconnue l'envahit, émanant de son c½ur.
<<-Qu'est-ce que ?
-J'ai créé un lien magique avec toi. C'est quelque chose de très puissant, dont l'on peut tirer beaucoup de pouvoir.
-Je sais...
-Alors pourquoi n'en as-tu pas pris toi-même ? Tu me sembles... Affaibli par le choc. Raison pour laquelle j'ai fait affluer un peu de la force vers toi...
-Moi, faible ?!
-Normalement, non, mais en ce moment précis...>>
Il serra les dents, et changea de sujet.
<<-Pour répondre à ta question... Je n'ai aucune idée de comment on fait.
-Rien de plus simple, pourtant. Il suffit de le désirer...>>
Il inspira et expira le plus calmement possible. Il se pinça pour vérifier si ce n'était pas un rêve. C'était bien réel.
<<-Au fait... Je me suis présenté, mais pas toi. Quel est ton nom, humain ?
-Kyoya... Kyoya Tategami. J'ai une question, pour toi... Tu as dit que tu étais un dieu. Cela veut donc dire... Que tu es supérieur à n'importe quel ange ou démon ?>>
Il sourit triomphalement, semblant un peu trop fier de lui-même.
<<-Évidemment.>>
Le jeune homme aux cheveux verts sourit. C'était peut-être ahurissant, incroyable, au-dessus de lui... Mais c'était exactement ce qu'il voulait. Alors, il comptait bien en profiter.
 
Il passa les deux semaines suivantes à apprendre tout ce que Nile était capable de faire, et comment maîtriser ces pouvoirs à la perfection. À la fin d'un entraînement rigoureux, il était capable de disparaître et d'apparaître à volonté, de faire se matérialiser différentes armes et de se battre avec, et de lancer des sortilèges bien plus puissants qu'il n'aurait jamais pu l'imaginer. Même les magies utilisées par Gingka et Madoka ou Hatsu et Reiji semblaient des feux d'artifices et des pétards mouillés face à la sienne. Il traversa le désert à pied en moins d'une heure, et détruisit une montagne, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une fine poussière, qui s'envola au gré du vent. Puis, il ouvrit la mer en deux. Après cela et quelques combats contre lui, Nile jugea qu'il était prêt pour n'importe quelle éventualité, et il l'autorisa à retourner auprès des siens. Kyoya se félicita de ne pas avoir acheté qu'un aller simple, car ils n'eurent pas besoin de prendre l'avion pour se rendre au Japon. Ils furent en moins de deux heures devant l'hôtel particulier de Gingka. Le dieu haussa un sourcil.
<<-Cet endroit est atrocement laid, encore plus que ta chambre louée, en Égypte. Est-ce réellement ici que tu vis ?>>
Il soupira, et hocha la tête. Durant la quinzaine de jours passée avec lui, il avait appris que Nile avait un caractère... Bien à lui. Ils entrèrent dans la propriété, et Kyoya se dirigea jusqu'au salon. Sur le chemin, il ne croisa aucune trace de Gingka. Étrange, il lui avait pourtant envoyé un message pour lui dire qu'il revenait... Son ami l'aurait-il oublié si facilement ? Dans la pièce où ils avaient l'habitude de tous se réunir, il trouva Yu et Tsubasa, en train de jouer aux échecs. De toute évidence, l'enfant paraissait sur le point de perdre... Ou bien de mourir d'ennui. Il n'avait jamais été moins concentré sur un jeu... Il ne daignait même pas jeter un coup d'½il au plateau, et son regard se baladait partout ailleurs. C'est ainsi qu'il remarqua le jeune homme, et sourit, paraissant avoir retrouvé toute sa vitalité et son énergie.
<<-Kyoya ! Tu es rentré !>>

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